‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 70 sur 132 · VI. — L'ÉGLISE PAROISSIALE · texte numérisé non relu

VI. — L'ÉGLISE PAROISSIALE

« L'église de Saint-Maurice-de -Roche, dit M. Noël Thiollier (2), comprend une nef flanquée de collatéraux se terminant par un mur plat. Une grande abside s'ouvre sur la nef ; elle est à cinq pans à l'extérieur ; à l'intérieur, elle se termine en forme de demi-cercle, sur lequel Viennent s'ouvrir trois petites absidioles (fig. 19). La largeur de ces deux absides est sensiblement la même.

« La nef voûtée en berceau brisé est divisée en deux travées par un doubleau simple. Un mur porté sur un arc doublé, également en tiers point, sert d'appui à des trompes en cul-de-four sur lesquelles est construite une coupole octogonale.

« Les piliers qui supportent le doubleau sont uniformes, ceux qui sont placés à la base de la coupole ont un double ressaut. Tous sont couronnés par un simple tailloir sur chaque face duquel est gravé en creux un petit cartouche. Les bases ne sont pas ornées.

« Les nefs latérales ont dû être refaites à une époque postérieure : elles sont très larges et, au point où elles viennent se souder à la nef, on voit sur la façade une différence sensible d'appareil. Leurs fenêtres sont grandes, à cintre brisé, décorées de moulures du xvi* siècle ; les contreforts d'angle sont disposés obliquement et dans le sens de la poussée de la voûte d'arêtes ; le cintre des doubleaux est extrêmement brisé ; enfin,

(1) Minutes de Saby, notaire à Roche.

(2) L'Architecture religieuse à l'époque romane dans l'ancien diocèse du Puy, texte, p. 15B.

il n'y a pas d'arcs appliqués le long des murs des collatéraux, ce qui ferait de cette église une exception. Toutes ces raisons réunies nous font croire à une réfection des voûtes et à un agrandissement des bas-côtés; mais ces réparations ont été faites avec une grande habileté.

(( Les voûtes d'arêtes des collatéraux montent actuellement assez haut pour contrebuter la poussée du berceau de la nef.

« L'église ne reçoit de jour. que par les grandes fenêtres des nefs latérales, et par une ouverture, refaite ou agrandie, disposée sur la façade.

« La porte occidentale est seule ancienne ; elle est fort sim- ■ pie, assez large, sans ébrasement et dépourvue de tympan et i de linteau.

« Un clocher carré s'élève sur la coupole ; il est divisé en. deux étages par une corniche. La partie supérieure est seule ajourée sur chaque face par une grande -baie en plein cintre à double voussure.

(( La corniche de l'abside, formée d'uQe simple tablette, se profile en un bandeau et un cavet.

« La partie romane de l'édifice est construite en fort belles > pierres de taille volcaniques dont la teinte varie du jaune clair au rouge et au gris, les joints sont fins ; certaines parties des murs sont cependant moins soignées. Ceux des bas-côtés, que nous supposons avoir été refaits, son,t en grossier blocage noyé dans du mortier. La partie romane de l'église ne paraît, pas antérieure au dernier quart du xi° siècle. «

Le clocher de Saint-Maurice renferme deux cloches fondues depuis la Révolution, où s'arrêtent nos études. Nous en donnons néanmoins les inscriptions.

Sur la plus ancienne, qui pèse environ cent kilos, on lit :

JEAN-PIERRE PONÏVIANNE, PARRAIN ET RECTEUR DES PÉNITENTS, MARIE FERRAND, MARRAINE, JEAN- LOUIS COTTIER, SOUS - RECTEUR , JEAN -ANTOINE MATHIEU, PREMIER CHORISTE, THOMAS PONTVIANNE, TRÉSORIER. 1819. PIERRE DËCHARME ET NICOLAS THIVET, FONDEURS,

eu

Nous renvoyons le prix fait de cette cloche aux Pièces justificatives (1).

La plus grosse, de date récente, porte l'inscription qui suit :

PARRAIN, M-- MAURIN, CURÉ DE SOLIGNAG-SUR- LOIRE. MARRAINE, M'"° GALLET. MAIRE, M-" GALLET. CURÉ, M' GHASSANG. MDGGGLXIX (1869). GULLEÏ, PÈRE ET FILS, FONDEURS A LYON.

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