‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 87 sur 132 · Allard Barjon, i"' novembre 1G · texte numérisé non relu

Allard Barjon, i"' novembre 1G

7. Gabriel Privai, originaire de Graponne. Plusieurs membres de sa famille furent consuls de sa ville natale, d'autres furent prêtres, tels que Gaprais et Antoine, dont nous avons parlé. 11 était bachelier en théologie et curé de Saint-Georges, le a/i octobre 1G26. 11 était encore curé de cette paroisse, le G avril iG55. Il avait fait reconstruire le clocher de l'église en iGf)/».

S. Florian Vcrdier. 11 entra au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, le 7 décembre iG/iG, étant déjà diacre. M. Olier disait de lui, dans une lettre C^) adressée à M. de Queylus, à Rodez, vers la mi-septembre i65o : u M. Bépet peut prendre pour suivre la communauté M. Verdier. » M. Verdier était curé de Saint-Georges-l'Agricol, le G août iG55. A cette date, il assiste à la prise de possession, par M. Olier, de la cure de Saint- Georges, du Puy, et signe : Verdier, prêtre, curé de Saint- Georges-l'Agricol.

Il assiste plus tard, le 20 juillet 1672, à la prise de possession du prieuré d'Alleyras par messire Antoine Tronson, prêtre de Saint-Sulpice, conseiller et aumônier ordinaire du roi, chanoine et curé de Saint-Georges, au Puy, au nom de M. Joachim Trotti de la Ghétardie, prêtre de Saint-Sulpice, déjà prieur ou abbé de Saint-Gosme-en-llle, près Tours (3).

9. Géraiid Haiwe, d'une famille de notaires de Graponne, était curé de Saint-Georges le 7 mai 1672. Voulant prendre du repos, il résigne sa cure, en 1G77, ^^ faveur de Messire Pierre Dupoux, son compatriote. 11 vivait encore en 169/1.

10. Pierre Dupoux prend possession de sa cure, sinon en 1677, du moins en 1678. Par accord du 28 octobre de cette

(1) Archives dép. de la Haute-Loire, série H, f. de la Chaise- Dieu, liasse Saint-Georges-l'Agricol.

(2) Lettre 171«,

(3) Tablettes historiques du Velayt V, p. 102*

année, passée avec les syndics de la paroisse, il règle à vingtsix setiers de seigle le montant de la dîme abonnée et à cent vingt livres la pension de son vicaire. Il meurt en 1710. Il avait pour vicaire, le i4 juin 1710, Claude Salanon.

1 1 . Pierre Robert de la Farrje, d'une famille de petite noblesse établie dans le village de ce nom, paroisse de Ghomelix, devint curé de Saint-Georges vers 1700. Le y juillet 1727, il assistait, à Montusclat, à la cérémonie de vêture de Marie Pouzols et d'Agathe Verdier, sœurs de la Croix (0. Le 18 décembre 1781, il bénit dans la chapelle du château de Mons le mariage de messire Pierre-Louis du Chambon, seigneur du Pin, avec damoiselle Marie-Françoise de Volhac d'A grain. Par acte du 20 mai 1786, signé dans son château de Monistrol-sur- Loire, Mgr de Béringhen, évêque du Puy, lui conféra l'office et la dignité d'archiprêtre de Saint-Paulien. u Nous vous donnons, disaient les lettres épiscopales, le pouvoir de visiter les paroisses de l'archiprêtré, de faire des enquêtes sur leur état matériel et moral, d'informer sur la vie et les mœurs des ecclésiastiques, d'absoudre de tous les cas à nous réservés, de bénir les églises, chapelles, oratoires, cimetières, clochers, ustensiles du culte, vêtements sacrés, de réconcilier les églises et cimetières... »

Cette élévation de Pierre Robert de la Farge, simple curé d'une petite paroisse de la campagne, à la dignité d'archiprêtre de Saint-Paulien, ne surprit personne, parce qu'elle était bien méritée. Le curé de Saint-Georges-l'Agricol était, en effet, aussi distingué par sa science que par sa piété. Il a laissé des Mémoires dont s'est servi l'abbé Glavel, vicaire de Craponne, de sainte mémoire, martyrisé pour la foi pendant la Révolution française, pour écrire la vie de Charlotte de Vinols, seconde supérieure du couvent de Saint-Joseph, de Craponne, née le 17 juillet 1702, morte en odeur de sainteté en 1755. Frère de Catherine Robert de la Farge, mère de Charlotte, le saint curé de Saint-Georges prit soin de l'instruction première de sa nièce et la prépara lui-même à la

(1) Abbé H. CoMA', Yssingemix, p, 142,

première communion. Il la confia ensuite à une pieuse institutrice, dont les leçons, jointes à ses paternelles remontrances, à ses vives exhortations et à ses prières devant Dieu, finirent par dominer et transformer le caractère volage, capricieux, difficile de la jeune enfant, qui renonça enfin décidément au monde pour se consacrer tout entière au service de Dieu (1;.

Pierre Robert de la Farge était le grand-oncle maternel de Dominique Garde des Fauchers. Celui-ci a reproduit, dans son Certificat aalhcntiqiie {V, un tableau et dénombrement manuscrit du diocèse du Puy et diocèse de Velay, œuvre de notre vénérable curé. Ce tableau n'est pas autre chose que rénumération de toutes les villes et de toutes les paroisses dont ce diocèse se composait. Il y distingue celles qui en dépendaient à la fois pour le spirituel et le temporel de celles qui n'en dépendaient que pour le spirituel, par exemple, u celles qui sont rière les pays d'Auvergne et de Forez ». Ce tableau est suivi de la liste des annexes ou églises succursales.

M. de la Farge exerça-t-il ses fonctions d'archiprêtre ? Nous ne saurions le dire. Il mourut moins d'un mois après sa nomination. Au mois de septembre suivant, 1736, l'évêque du Puy conférait la cure de Saint-Georges à un autre prêtre.

Pierre Robert la Farge avait eu pour vicaires :

A^. Déliac de Saint-Christophe, du 29 février 17 13 au 23 septembre 17 19; N. Bonnefoy, du 7 février 1720 au 20 juin 172 1 ; Jean Parrel, ordonné prêtre le 26 juin 1721, fat vicaire du 18 juin 1722 à 1723 ; Antoine Cornet, ordonné prêtre le 25 juin 172 1, fut vicaire du 4 mars 1723 au 23 octobre 1730 ; A". Hiujon, du 12 juin 1735 au 19 avril 1737.

1 2 . Pierre Fauche de Jallès, l'auteur de la Description historique et géographique de la paroisse de Saint-Georges-l'Agricol en 1762 fut ordonné prêtre par l'évêque de Mende, le 25 juin 1721 ; il était docteur en théologie. Messire Antoine Pauche de Jallès, son parent sans doute, résigna en sa faveur

(1) AbbéPAYRAiiD, Mélanges historiques, II, p. 84,

(2) Pages 119 à 129.

le canonîcat qu'il possédait dans l'église de Saint-Georges, de Saint-Panlien, et dont il n'avait pas encore pris possession. Le visa de l'évêque du Puy est du 20 mars 1780. Nommé curé de Saint-Georges-FAgricol p^r décision épiscopale du 17 septembre 1786, Pierre Pauché de Jallès se démit purement et simplement de son canonicat entre les mains de Mgr de Beringhen qui le donna au prêtre Antoine Reynier (l).

Par un accord du 12 septembre 1789, Pierre de Soulages de Lamée, prieur de Chamalières, consentit à ce que le curé de Saint-Georges-l'Agricol, récemment nommé par l'évêque François de Beringhen, fut maintenu dans ses fonctions, sous réserve toutefois, pour l'avenir, de son droit de patrotronage sur cette cure (2).

Dès son arrivée à Saint-Georges, il eut à 'sou tenir "un procès interminable contre ses paroissiens qui voulaient l'obliger à payer lui-même les rentes dues par la paroisse au monastère de Chamalières. Nous ne savons pas qu'elle fut l'issue de ce procès ; mais ce que nous pouvons affirmer, c'est que notre pasteur n'aimait pas du tout la chicane. « Pasteur zélé, lisonsnous dans un document de l'époque, il inspire aux fidèles des sentiments de religion, il éloigne d'eux tout sujet d'animosité et de tiédeur, suite trop ordinaire des procès ». Le même document nous apprend : que la portion congrue du curé était de trois cents livres ; que les syndics de la paroisse lui donnaient alors trente-trois setiers de seigle pour la dîme; qu'ils donnaient cent cinquante livres au vicaire; cent dix livres pour la cire, le pain et le vin de la messe et pour l'huile de la lampe du sanctuaire.

En 1743, M. de Jallès acheta une cloche dont nous parlerons à propos de l'église paroissiale. Le 27 février 1747, Mgr Lefranc de Pompignan charge notre curé de visiter en son nom la chapelle vicariale de Roche-en-Régnier et de faire une enquête pour savoir s'il y a lieu de donner une réponse affîr-

(1) Abbé Paybard, Nouveaux Mélanges historiques, II, pages 72 et 208.

(2) Archives de la Haute-Loire, série H, f. de Chamalières.

mative à la demande formulée par les habitants de ce lieu, d'ériger leur chapelle ce en titre de bénéfice n. M. le curé de Saint-Georges procède à l'enquête, les 25 et 26 avril 17A8, au lieu même de Roche ; il reçoit la déposition des témoins cités par ministère d'huissier dans la maison de M. Jourda de Vaux. Après lecture du rapport détaillé et circonstancié de M. de Jallès, l'évêque du Puy crut devoir donner satisfaction aux habitants de Roche.

Nicolas, frère de Pierre de Jallès, curé de Saint-Georges, était chanoine de Notre-Dame du Puy ; il a laissé un journal intéressant publié par M. l'abbé Payrard dans le premier fascicule de ses Mélanges historiques (0. Nous savons par ce journal : que notre curé fit un voyage au Puy, du 16 au 2 1 octo^ bre 1769, pour voir son frère et aussi peut-être pour demander un vicaire à l'autorité ecclésiastique, car le 20 de ce mois un nouveau vicaire arrivait à Saint-Georges ; qu'il résigna sa cure le 20 août 1771 à M. Besset, pénitencier de la Cathédrale ; qu'il resta cependant encore au moins un an dans sa paroisse ; que son frère Nicolas fit en sa faveur, d'abord le 12 septembre 1771, puis le 16 mai 1772, son testament où il le qualifiait de curé de Saint-Georges-l'Agricol. Il signait les registres de catholicité le 18 novembre 1772.

Les vicaires de messire Pierre de Jallès furent : Jean Hilaire, du 18 décembre 1745 au 9 septembre 1767 ; Jean Fayolle, du mois d'avril 1769 au 11 septembre 1770.

i3. Julien Besset. — Nous avons écrit sur ce vénérable confesseur de la foi une biographie d'une vingtaine de pages qui malheureusement s'est égarée. Nous regrettons d'autant plus sa perte qu'elle complétait bien le chapitre que nous avons consacré à la Révolution dans notre pays. Nous en sommes donc réduit à rééditer une page insérée dans nos Notes historiques 5wr la paroisse de Saint- JuUen-d'Ance (2).

Julien Besset, originaire de Bestourtet, paroisse de Saint- Julien-Ghapteuil, enseigne les humanités à Saint-Julien-

(1) Pages 51 à 56.

(2) Pages 26 et 27.

d'Ance, en 1767 et 1769, à Antoine Besset, son frère ou son neveu; il est vicaire de cette paroisse du 24 avril 1764 au 21 avril 1769. Il fut nommé curé de Saint-Georges en décembre 1772. A la Révolution, il prêta le serment civique, mais il se hâta de le rétracter, dès qu'il en comprit la portée. Sa rétractation lui attira la persécution de la municipalité révolutionnaire. Dès la fin de l'année 1791, il n'est plus question de lui dans les actes publics ; il reste néanmoins dans sa paroisse, prodiguant aux âmes confiées à sa sollicitude les secours et les consolations dont elles ont besoin, dans ces temps si malheureux. Après avoir passé, en deux fois, quatre ans et demi dans les prisons du Puy, il reprit possession de sa cure de Saint-Georges et administra cette paroisse avec le même zèle qu'auparavant. Son âge avancé 'et les souffrances qu'il avait endurées, n'avait sensiblement affaibli ni les forces de son corps ni la vigueur de son esprit. Il mourut plein de jours et de mérites le i" juillet 181 1 et fut enterré le lendemain dans l'église paroissiale de Saint-Georges où sa mémoire est en grande vénération. Nous avons vu plusieurs fois dans notre enfance, les personnes âgées prier sur sa tombe.

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