VII. — Prêtres originaires de la. paroisse
Philippe Mantrand, vicaire ; Philippe de Bonne/ont, Mathieu du Suc, Vital Trescartes et Louis Girard, prêtres sociétaires, i5i5-i52i.
Vital Cathaud, de Piassac ; Pierre Monnier, Claude Blanc, prêtres sociétaires; Jean Suc, Vital Mantrand et Claude Belledent, clers minorés ou tonsurés, 26 mars 1621.
Louis Girard, deBroulhac, i53i ; André Saleyron, religieux de Viaye, ordre de Grand-Mont ; Georges Trescartes et Pierre Pastel, prêtres et procurateurs de l'église paroissiale, 24 janvier i533.
Jean Ayel, de Joannet, est au grand Séminaire du Puy le 3o octobrei 1738 : il est encore laïque, âgé de 22 ans. En 1769, il était vicaire de Saint-Pal-de-Murs.
Jean Fayolle, de Fraisse, encore laïque, se trouve au grand Séminaire du Puy le 3o octobre 174A.
Joseph Fayolle, né à Fraisse, était docteur en théologie.
Jean Barjon, ci-devant capucin, prête le 7 novembre 1792, devant la municipalité de Saint-Georges, le serment suivant :
u Je, soussigné Jean Barjon, ci-devant capucin, natif de Saint-Georges-FAgricol, jure d'être fidèle à la nation et de maintenir de tout mon pouvoir la liberté et l'égalité ou de mourir en la défendant. »
Benoît Barjon fut élève du grand séminaire du Puy. Nous le trouvons dans cette maison, le 3o octobre 1746, avec le titre de clerc tonsuré. Il était chanoine de l'église collégiale de Saint-Paulien et prieur de Binlhac, le 27 août 1771. En 1795, il était détenu dans les prisons du Puy. Le 27 thermidor an VI, le maire de Graponne écrivait à l'administration centrale du département :
« Le nommé Barjon, cy-devant chanoine de Saint-Paulien, prêtre insermenté, domicilié en la commune de Saint- George s l'Agricol, âgé de 77 ans, n'a point satisfait aux dispositions de notre arrêté du 17 pluviôse dernier pour cause d'infirmités ; mais n'ayant pas fait constater régulièrement chaque vingt jours ses infirmités, aujourd'hui qu'il craint d'être déchu du bénéfice de la loi, et d'être traité comme son confrère l'excuré Besset, il fait solliciter par ses parents une exception favorable à son égard, nous n'avons rien voulu prendre sur nous-mêmes sans vous consulter ; et nous nous déciderons en conséquence de votre avis ; nous l'avons fait visiter par un officier de santé en présence de l'agent municipal de la commune de Saint-Georges, et il conste que ledit Barjon est dans l'impossibilité de se transporter à Graponne pour faire sa présentation ; voyez ce qu'il importe de faire en pareille occasion. Doit-il être rétabli dans le bénéfice de la loi ? Doit-il justifier chaque vingt jours de son infirmité? Nous attendons votre réponse. Salut (1). ))
()) Archives dép. de la Haute-Loire, f. de Craponne.
Benoît Barjon mourut en son domicile, à Saint-Georges, le 18 pluviôse an VIII (7 février 1800).
Jean Aiibert, clerc tonsuré le 8 octobre 1786, devient curé de Saint-Remy, canton de Loudes. A la Révolution, il se retira à Saint-Georges, où il habitait le 6 thermidor an VI. Il avait été dénoncé, le dimanches octobre 1791, à l'accusateur public du département par notre municipalité révolutionnaire comme coupable : r de n'avoir pas prêté serment à la Constitution civile du clergé ; 2° d'avoir fait sonner ce jour-là même sa messe à l'église paroissiale et de l'avoir ensuite célébrée dans la chapelle des Sœurs de Saint-Joseph. Le i4 novembre suivant, il figure au nombre des soixante électeurs réunis dans l'église paroissiale pour élire une municipalité. Il assistait à la profession d'une religieuse de ce couvent le 12 décembre 1826. Il est présent, le i4 février i83o, à l'érection d'un Chemin de Croix dans l'église paroissiale, faite à la suite des vêpres par M. Truchet, curé.