‹ Le prieuré conventuel de Chamalières-sur-Loire [microform] ordre de Saint-Benoit, observance de Cluny, dépendant de l'Abbaye du Monastier-Saint-ChaffreChapitre 90 sur 132 · A FULGURE ET TEMPESTATE DEFENDE NOS DOMINE · texte numérisé non relu

A FULGURE ET TEMPESTATE DEFENDE NOS DOMINE

JHS — MA — ET VERBUM CARO FACTUM EST ET ABI- TkYlT (sic) IN NOBIS. ECCE CRUCEM DOMINI, FUGITE PARTES ADVERS/E. JACQUES SEVROT. XHS. 1679.

Voici la traduction de cette inscription :

De la foudre et de la tempête préservez-nous, Seigneur! Jésus, sauveur des hommes. — Marie. — Et le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous.

Voici la croix du Seigneur ! Fuyez, puissances ennemies !

Il y avait dans l'église de Saint-Georges une chapellenie sous le vocable de Sainté-Catherlne. Elle avait été fondée par noble Louis Milte, seigneur de Ghevrières et de Mons, le 4 février 1617, et. dotée de treize cartons blé seigle de redevance annuelle à prendre au terroir de la Branchade, aux appartenances de Saigne-Gaignaux, du Martouret et des Razassoux. Ces terres ne pouvant supporter les charges de ladite censive, les tenanciers les déguerpirent entre les mains de messire Antoine Varenne, prebtre, prébendier de ladite chapelle, et, par acte

(1) Que le nom du Seigneur soit béni 1

du 10 mai 1608, Antoine de Crémeaux, seigneur de Mons, successeur dudit noble Louis Mitte, bailla lesdites propriélés comme se tenant de sa directe, sous la censive annuelle de six deniers et quarante sols de pension annuelle à la charge par les tenanciers de payer ces sommes au titulaire de la chapelle.

Jacques Bufferne, nouveau titulaire, attaqua celte transaction, nous ne savons plus à quelle date, et, par acte passé entre les parties, la censive due sur lesdites terres fut réglée à huit cartons seigle.

Il y avait encore dans l'église de Saint-Georges la chapelle 'des Alberts ou Aiiberts, ainsi appelée du nom de ses fondateurs sans doute. Elle est mentionnée dans le terrier de Vinols du i3 décembre iSgg. On y enterrait, outre les membres de l'honorable famille Aubert, de Fraisse, les autres habitants du village. A partir de 1778, on n'enterra plus dans cette chapelle que les prêtres et les religieux.

Un document ayant pour titre : Noms des chapelles ouvicaireries du diocèse du Puy, avec le nom de ceux qui les possèdent, document lii paT M. Payrard, ancien curé de Cayres, nous apprend qu'à Saint-Georges-FAgricol, il y avait « la vicairerie de Saint-Biaise O) ».

Les chapelles indépendantes de l'église principale sont relativement peu anciennes et n'offrent rien de remarquable.

I . Chapelle de Guerrud. — Elle est située au nord-ouest de Saint-Georges-l'Agricol, près de la route de Graponne à Retournac, et date du milieu du xviii* siècle. Elle tire son nom d'un contrebandier, nommé Guerrud, qui la fit bâtir en exécution d'un vœu.

Guerrud allait chercher en Suisse toutes sortes de bijoux et les introduisait en fraude dans la Breysse, le Lyonnais, le Forez et l'Auvergne. Poursuivi un jour par les agents du fisc, il allait être arrêté sur les bords du Rhône ; il ne lui restait qu'un moyen d'échapper, passer le fleuve sur sa monture habituée à franchir les torrents. L'audacieux contrebandier

(l; Semaine religieuse du Puy, aimée 1889-90, p. 39^.

n'hésite pas à employer ce moyen extrême, et, pour sauver son honneur, il risque sa vie.

Cependant, au milieu d'un si grand danger, la foi du montagnard se réveille plus vive que jamais ; il invoque la Saihle- Vierge avec une confiance entière et fait vœu en même temps de lui élever un petit sanctuaire dans son pays natal s'il a la vie sauve ; puis, d'un coup d'éperon, il pousse dans les flots son cheval qui le porte en quelques instants sur la rive opposée.

Sous la Révolution, la chapelle de Guerrud fat, sinon détruite, au moins très endommagée. Après le Concordat, Mada^me Duplessis, fille unique du contrebandier, la fit reconstruire ou restaurer. M. l'abbé Avond, curé à la Martinique, l'a fait rebâtir dernièrement telle que nous la voyons aujourd'hui.

2. Chapelle de Saint-François-Régis, au Suc. — Elle fut bâtie sur l'emplacement d'un ancien calvaire, à l'époque de la béatification du saint missionnaire de la Compagnie de Jésus qui vulgarisa la dentelle dans le Velay.

3. Chapelle de Sainte-Reine. — Cette chapelle, dédiée à la patronne secondaire de la paroisse, se trouvait près du pont de Piassac, sur le chemin vicinal de Saint-Georges au Pontempeyrat. Elle est mentionnée dans le terrier de Vinols du i3 décembre 1699.

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