‹ Le prince d'Aurec; comédie en trois actesChapitre 17 sur 85 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MONTREJEAU va à la princctse.

Est-ce qu'ils dînent ici ?

LA PRINCESSE

Oui, avec ma belle-mère !

MONTREJEAU.

Nous sommes très en retard, alors.

LA PRINCESSE

Attends que je te présente.

MONTADE, entrant.

Princesse...

DE IIORN.

Nous venons peut-être de trop bonne heure?

LA PRINCESSE

Non, vous faites bien. (Faisant les présentations.) Le vicomte de Montrejeau, mon cousin...

... Arrivé avant-hier de Nantes, exprès pour danser ce soir la pavane.

LA PRINCESSE

Monsieur le baron de Horn, monsieur Paul Montade, le brillant romancier.

MONTREJEAU, à de nom qu'il prend pour Montade.

Ah 1 lu souvent monsieur, en wagon. Très joli style. Et...

DE IIORN, montrant Montade,

Vous vous trompez, c'est lui.

MONTREJEAU.

Pardon. Et, que dit-on à la Bourse ?

DE II 0 R N , après un gesle évasif.

On dit... qu'il faut gagner sa vie.

MONTREJEAU, prudhomme.

Oui... ce doit être une existence très attachante... la

(lèvre... (De Horn fait un signe affirmatif, froidement, et s'éloigne. A Montade

qui s'est rapproché.) Oh ! lu souvent monsieur, en wagon ! Très joli style. Et, avez-vous en ce moment quelque chose sur le chantier?

MONTADE.

Oui, encore un roman.

Sur quoi ?

MONTADE.

Sur le monde.

MONTREJEAU.

Je vois. Vous allez... le fouet de la satire?

MONTADE.

Oh non. Pas de satire. Le fouet seulement.

MONTREJEAU.

Juvénal.

LA PRINCESSE, bas, à de Horn.

J'allais vous écrire. J'ai à vous parler.

LE PRINCE, à Montrejeau.

Vous savez, Montrejeau, qu'il est déjà six heures passées?

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