‹ Le prince d'Aurec; comédie en trois actesChapitre 30 sur 85 · ACTE PKKMIER · texte numérisé non relu

ACTE PKKMIER

LA DUCHESSE

Vous oubliez, mon enfant, que vous êtes filleul du comte de Chambord.

MONTREJEAU.

Moi aussi.

On ne les compte plus. Nous sommes au moins deux mille.

LA DUCHESSE

Je vous en prie, ne continuez pas!

C'est bon, je me tais, si on ne peut plus plaisanter...

LA DUCHESSE

Il y a des railleries et des manques de respect que je ne dois pas tolérer, (a de nom et Montade.) Vous ne le connaissiez peut-être pas sous ce jour- là, messieurs. Sans cesse, en ma présence, il attaque nos croyances les plus chères, le roi, le clergé, le drapeau blanc...

Je n'attaque rien, je vénère à mes moments perdus le roi, le pape, les princes, tout ce qui est blasonné, couronné...

DE HORN

Découronné.

44 LE PRINCE D'AUREG

Aussi. Je déplore que dans le temps on ait guillotiné Louis XVI.

LA DUCHESSE

Déplore !

Et dernièrement qu'on ait expulsé ces bons pères Jésuites cnez qui j'ai été si bien élevé, qui m'ont fait ce que je suis! Mais je ne prends pas tout au tragique comme ma mère.

LA DUCHESSE

Je ne suis pas un petit esprit, je ne prends rien au tragique.

LA PRINCESSE

Oh! ne vous en défendez pas. Vous êtes la monarchie en personne.

Vous ne lisez que la Gazette de France ; tous les faux secrétaires de Marie-Antoinette que vous dénichez, vous les achetez, vous croyez à Louis XVII, et en ûit de fleurs, vous n'en tenez que pour les fleurs de lis.

LA PRINCESSE

Il ne peut pourtant pas en mettre à sa boutonnière!

Enfin, vous êtes par trop gobeuse! et pour votre peine, je viens de vous trouver un blason : la cuisse de Jupiter sur champ d'azur, avec cette devise : « C'est arrivé »,

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