ACTE P REM II
LA DUCHESSE
Je ne saisis pus.
Vous croyez toujours que c'est arrivé! Eh bien! les portes ■ont fermées, nous pouvons l'avouer entre nous; rien n'est arrivé, ma mère. Les croisades... ce vieux Cœur-de-Lion... la li 'vie brûlante... ouvrez, c'est la fortune de la France... pends-toi, brave Crillon... il n'y a plus de Pyrénées... messieurs les Anglais... c'est de la féerie, ça n'est jamais arrivé, ce sont les gasconnades du passé!
LA DUCHESSE
Permettez, mon fils... La poule au pot...
LE P1UNCE.
C'est un canard ! On voit ces choses-là dans les livres, dans les tableaux, dans les opéras...
MONTREJEAU.
11 est épatant !
LA DUCHESSE
Je ne l'écoute plus.
On en parle, comme d'Homère, de Roland, de Barbe-Bleue et du Chat Botté, mais ça n'existe pas, et un de ces quatre matins on s'apercevra en se réveillant que c'était de la blague, et que l'histoire de France l'a rêvé!
DE HORN
Mais répondez-lui donc, madame la duchesse.
LA DUCHESSE
Je ne peux pas, il me suffoque : « Ah! Dominique, mon pauvre enfant, que vou avez donc l'esprit paradoxal! ».
LE PRINCE, de loin, se tournant vers sa femme,
Ça y est. Elle l'a dit!
LA PRINCESSE
A tout coup l'on gagne !
LE PRINCE, bas.
Pas moil