‹ Le prince d'Aurec; comédie en trois actesChapitre 46 sur 85 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LA PRINCESSE, DE HORN. Un Bilence entre eux dcur. LA PRINCESSE, spontanément, lui tendant la main.

Merci; vous avez la délicatesse d'un grand seigneur.

DE HORN

D'un ami.

LA PRINCESSE

Si Dominique n'était pas aussi malheureux au jeu depuis trois mois...

Je sais.

LA PRINCESSE

... Je n'aurais pas eu besoin de m'adresser à d'autres.

DE HORN

Laissons cela.

LA PRINCESSE

Mais je rends toujours ce qu'on me prête, comptez que d'ici un an vous ne serez plus mon créancier.

DE HORN

Tant pis.

LA PRINCESSE

Ou tant mieux. (Avec grâce.) Remarquez que je n'ai pas dit que nous serons quittes.

DE HORN

Voilà une phrase aimable qui vaut tous les versements. D'ailleurs, c'est moi qui suis votre obligé, au prince et surtout à vous.

LA PRINCESSE

En quoi donc?

DE HORN

En quoi? Mais depuis que je vous connais, depuis plus de deux ans, ma situation a considérablement grandi.

Plus de deux ans, dites- vous?

DE HORN

Oui, princesse.

LA PRINCESSE

Comme le temps passe vite à ne rien faire !

DE HORN

Je me rappelle même très exactement dans quelles circonstances j'ai rencontré votre mari.

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