‹ Le prince d'Aurec; comédie en trois actesChapitre 63 sur 85 · SCÈNE PREMIÈRE ..iONTADE, Un Valet, puis DE HORN · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE ..iONTADE, Un Valet, puis DE HORN

LE VALET, à Uontade.

Alors quand, la voiture?

MONTADE.

Tout à l'heure, j'irai vous le dire. J'attends M. de Horn.

(Le valit toit. Montade, resté seul, regarde les portrait», en lisant tout haut

les devises.) « Brévannes de Taluis : Jamais en arrière ! » — i D'Aurec le Premier ! — Sur mon honneur! — Défends-toi ! »

DE HORN, entrant.

Je suis prêt. Vous regardiez les ancêtres; et vous lisiez les a ? Il y en a de bonnes.

^ MONTADE.

Ne blaguez pas. Ceux-là n'étaient pas risibles! C'est égal, c'est bien une idée de la duchesse d'avoir couvert les murs de son château de tous les Talais passés. Cette brave femme a la rage de l'aristocratie. Elle mourra un 21 janvier!

DE HORN

Dites-moi : nous n'allons pas faire une longue promenade?

MONTADE.

N'ayez pas peur. La princesse ne s'envolera pas. Ah ! vous êtes un tenace.

DE HORN

Mais oui.

Vous rappelez-vous notre conversation d'il y a trois mois, chez notre ami d'Aurec, le jour du fameux bal costumé qui a précédé sa dégringolade?

DE HORN

Je me la rappelle.

MONTADE.

Si ma mémoire ne me trahit pas, je vous disais à propos de certain projet que vous caressiez : « Prenez garde, vous êtes en train de vous emballer, de jouer un jeu de dupe! » Aujourd'hui, j'ai bien peur de n'avoir pas été un faux prophète.

DE HORN

Pourquoi cela? Il s'est passé beaucoup de choses depuis trois mois.

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