SCÈNE XII
Les Mêmes, BATTIOU, JUANITTA , COGNO- COLI , LE MAJOR NAPOLITAIN , Soldats Napolitains, Paysans, Paysannes.
LE major NAPOLITAIN, désignant Maslrillo.
Le voici.
cnoEin , à demi-voix.
An : J’mtrndj déjà du k>L (Léonidc. 1
Quoi t c’est-là Monseigneur! •
Allons, amis, prenons courage.
Et d’vant notre vainqueur,
Offrons un hommage Au malheur!
MASTRILLO, à part.
Ah ! Juanitta !.. si je pouvais... mais son père est là.
BATTIOU , aux paysans.
En fans de la Toscane c’est lui !
COGNOCOLI , bas à r.attioli.
Dites donc , beau père , c'est cependant dans votre buffet qu’ils l’ont trouvé ! dire que vous aviez des princes dans vus armoires.
JUANITTA , se rapprochant de Mastrlllo tandis que Pazzi remonte le théâtre et cause avec le Major. C’est donc bien vrai que c’est vous?
MASTRILLO.
Tu le vois bien que c'est moi... prends garde, voilà ton père !..
BATTIOU, à Juanitta.
Ma fille, tombe à ses pieds !
MASTRILLO, à part.
Bon ! elle aussi ! (Juanitta lui baise la main.) Tiens, tiens, tiens, mais ce n’est pas Uésa-
COGNOCOLI, tombant aux pieds de Mastrillo de I au-*® tre côté.
Son altesse !
MASTRILLO, à part.
Qu’est-ce qui leur prend donc à tous ?..
(Haut.) Oui, nies amis... certainement mon altesse... mais chut! vous savez ce que je veux vous dire !..
BATTIOLI.
Oui, Monseigneur.
mastrillo, à part.
Eh bien , alors , Us sont plus avancés que moi !
BATTIOLI, a voix liasse.
Soyez traquiUe , prince , c’est les armes à j la main que bientôt nous vous prouverons notre amour.
MASTRILLO.
Bien!., je compte sur votre amour en général... (bas à Juanitta.) Et sur le tien en particulier! (11 lui baise le front.) .
COGNOCOLI.
Oh ! il embrasse ma (lancée ! qu’il est lion ! (Fouillant à sa poche.) Prince, permettez-moi de vous présenter...
MASTRILLO, lui donnant une chiquenaude sur le nez.
C'est bien!
PAZZI , revenant vers Mastrillo et s’adressant h ceux qui l’entourcnL
Habitons de Ponte-Calvo! vous le voyez, de coupables tentatives pour essayer de soustraire la Toscane à la puissance des Napolitains seraient désormais inutiles, puisque le prince Lorenzo est notre prisonnier.
MASTRILLO, S part.
Le prince Lorenzo!.. ah! je comprends, c'est la frime en question.
COGNOCOLI, profitant d’un moment que Taxai à le dos tourné pour se rapprocher de Mastrillo.
Prince, comme j’avais l’honneur de vous le dire, permettez-moi de vous présenter...
(Il lui offre un papier.) PAZZI , se retournant et saisissant le papier.
Qu’est-ce donc des intelligences ! qu’on s’empare de cet homme !
COGNOCOLI,
De moi !
MASTRILLO, à part
Très bien ! le ^général commence à me tenir parole...
PAZZI, lisant le papier de Cognocoli.
Note... (A lui-même.) Quelque note diplomatique. (Usant.) Note des fromages fournis au grand duc de Médicis... (A Cognocoli.) Qu'entendez-vous par fromage ?
COGNOCOLI.
Comment, ce que j’entends par fromage ?
PAZZI
Nous éclaircirons ceci plus tard, mais d’abord il faut nous meure en route.
COGNOCOLI.
En route , moi ?
mastrillo, bas à Faxzl.
Vous faites bien de l’emmener, pendant ce temps-là il n'épousera pas Juanitta ; vous êtes content de moi , n’cst-ce pas ? je n’ai pas trop parlé.
PAZZI
Monseigneur veut encore plaisanter?., prince, veuillez nous suivre.
BATTIOLI, h part.
Nous aussi, nous te suivrons!
MASTRILLO.
Adieu, Juanitta, au revoir !
JUANITTA.
Dieu vous garde , Monseigneur.
PAZZI rr LES NAPOLITAINS.
Au : Guerrier, défende* «otre e«ur. [Wallace,}
Soumission el bon accord,
Songez qu’il est eu ma puissance,
Et que de votre obéissance ,
Du Prince dépendra le sort.
[Paul, Maslrillo et le* Napolitain* snrtent emmenant ncc CU1 Cofuj. Cnli que fr Major lient par l'oreille.}