‹ Le Prince de ByzanceChapitre 101 sur 124 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

TONIO seul, puis GIACOMO

Ce zèle obtus déclare monstrueux mon amour... Cavalcanti se dérobait à mon baiser... Tarente m'insultait par des chansons... C'est donc un crime affreux que d'être un androgyne, presque un ange et de ne pas savoir ce que le premier homme apprit, en désobéissant, à connaître le bien du mal...

Il y a deux jours, j'ignorais être femme et puis j'ai reculé à cet aveu, ne sachant accommoder ensemble ma nouvelle pudeur, avec ma tendresse infinie.

Ah ! ma raison faiblit à tous ces heurts.

GIACOMO

Votre Altesse, un parlementaire ! Que Votre Altesse se méfie.

TONIO

Je ne sais pas me méfier, je suis Foiseau qui chante au ciel et que Dieu garde.

108 THÉÂTRE DE LA ROSE f CROIX

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