DU SAR PELADAN
Refusée à la Comédie-Française le 3 mars 1892 et à l'Odéon le 18 mars
Cher Monsieur,
« J'ai lu le Fils des Étoiles. C'est un poème dialogué d'une belle langue savante, mais ce n'est pas un drame. Je ne crois pas que, continuant sur ce ton, vous puissiez faire œuvre qui rencontre un théâtre pour être présentée au public. Votre pièce est quelque chose comme de la musique littéraire ; elle ne s'adresse qu'à quelques artistes, et je dirai presque à quelques initiés.
« Vous me demandez mon sentiment très net ; je vous le donne. Vous ajoutez qu'il peut être sévère. Non, il ne l'est pas. On a toujours un faible pour une œuvre d'art.
« Croj^ez, je vous prie, cher Monsieur, à ma sympathie littéraire, et au plaisir que j'ai à lire vos livres, moi qui ai connu Eliphas Lévi, il y a déjà longtemps.
« Très cordialement à vous.
« Jules Claretie.
« 3 mars 1892. »
A été représenté pour la première fois aux soirées de la Rose f Croix
le 19 mars 1892.
L'Androgyne Œlohil a été créé par. . . . M"e Marcelle Josset.
Izel Mlles Suzanne Avril.
La Courtisane sacrée. . Renée Dreyfus.
L'Archimage d'Ereck MM. Maurice Gerval.
Le Patesgi Goudéa Reigers.
A été repris au Palais du Champ-de-Mars le dimanche et lundi de Pâques 1893.
III. — L'initiation sentimentale, 1886 : les manifestations usuelles de l'amour imparfait, expressément par tableaux du non-amour, qui résulte de l'âme moderne générale, faute d'énormon sentimental ehez l'individu.
IV. — A cœur perdu, 1887 : réalisation lyrique du dualisme par l'amour ; réverbération de deux moi jusqu'à saturation éclatante en jalousie et rupture ; restauration de voluptés anciennes et perdues.
V. — Istar, 1888 : la race et l'amour impuissants dans la vie moyenne. Massacre nécessaire de l'exception par le nombre, ligue antiamoureuse des femmes honnêtes transposant la pollution en portée de haine.
VI. — La Victoire du mari, 1889 : la mort de la notion du devoir ; le droit de la femme. Antinomie croissante de l'œuvre et de l'amour ; corrélation de l'onde sonore et de l'onde erotique ; invasion des nerfs dans l'idéal sensation de BajTeuth.
VII. — Cœur en peine, 1890 : départ d'un nouveau cycle ; Tammuz n'y est qu'une voix qui prélude aux incantations orphiques de la Gynandre ; Bclit, passive, radiante, y perçoit sa vocation d'amante de charité qui s'épanouira dans la Vertu suprême. Elle y évoque une des grandes gynandres, Rose de Faventine (xi). — Roman à forme symphonique, préparant à desdiathèses animiques invraisem blables, pour les superficiels lecteurs de M. de Voltaire.