‹ Le Prince de ByzanceChapitre 50 sur 124 · LA PROMÛT HÉ1DE · texte numérisé non relu

LA PROMÛT HÉ1DE

HÉRAKLÈS

Ta fureur me désole et ne me blesse pas mais ton accusation me stupéfie ; ne suis-je pas treizième parmi les petits-lils d'Io et ton libérateur, selon la prophétie ?

PROMÉTHÉE

Tueur de l'aigle, je t'admire, je t'aime, je te bénis !

Je puis maintenant supporter mon supplice.

Mais, réfléchis : si ta flèche a percé le chien de Zeus

et si tu es ici, c'est que l'heure a sonné de mon salut;

et grâce à ce secret dont ton père a besoin,

ma délivrance viendra telle que je la veux :

réhabilitation, non pas miséricorde !

HÉRAKLÈS Ma gloire veut que je te sauve.

PROMÉTHÉE

Quoi, tu détournerais à l'honneur de ton nom

la dignité de mon supplice?

Tu ne vois dans mon infortune qu'une prouesse à tenter ?

et ton cœur, loin de compatir, ne montre ici

qu'un souci égoïste de renommée ?

0 digne fils de Zeus I

HÉRAKLÈS

Ta dure parole, fils de Thémis, me navre !

LE CHOEUR

Oui, le Titan dit vrai :

nous-mêmes sommes venus chercher aussi la gloire

d'avoir consolé Prométhée »ur son Caucase.

124 THÉÂTRE DE LA ROSE f CROIX

PROMÉTHÉE

Quand Eurysthée retrancha du nombre des travaux

celui où Iolaus t'aida, tu devins furieux.

Or, apprends-le, héros obtus : les travaux Prométhéens s'appellent,

la constance et la ténacité dans les supplices!

HÉRAKLÈS

Je cède à ta subtilité presciente : je me résignerai

LE CHOEUR Voici le messager de Zeus; il apporte sans doute une parole olympienne.

LA PROMÉTHÉIDE 1.2!

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