Textes originaux
1° a She told Lad? Burgoyne how shamefally she had been deserted by ail about her at the Tuileries, and that her very serrants had pilfered things'in her apartments...
2° « 2. 45. À. M. — Ran close in shove of Ryde and let go anchor. At 3 A. M. Thanks to smartness of steward and cook, had a capital supper on the table, and her Majesty came and joined us at supper in the main cabin.
« The émotions of the previous four-and-twenty hours produced anatural reaction, and the Empress was very cheerful at table. Her health was drunk in Champagne, and she returned thanks in a few hopeful words. But now that she was no longer in danger of capture or death, and that a hundrednew possibilités in lifepresentedthemselves to her mind, she was more reseryed in talking about politics. Hère might hâve been a curious study for a psychologist.
« The lady who had corne on board abandoned and almost heart-
broken, complaining in the bittesness of her heart of those by whom
she had been forsaken, was transformed once more by hope — and
very rapidly — into an Empress who looked with some philos ophi-
. cal indifférence upon the baseness of men. »
Plus loin, à la page 392, le livre de bord ajoute :
2. 45 A. M. Approché de la côte de Ryde et jeté l'ancre. A 3 A. M. Grâce à l'habileté et au zèle du maître d'hôtel et du cuisinier, un excellent souper est servi sur la table, et Sa Majesté vint et se joignit à nous pour souper dans la principale cabine.
Les émotions des vingt-quatre heures précédentes produisirent une réaction naturelle, et l'Impératrice fut fort gaie à table. On but à sa santé au Champagne, et elle remercia à son tour par quelques mots d'espérance. Mais maintenant qu'elle n'était plus en danger de capture ou de mort, et que cent nouvelles possibilités dans la vie se présentaient à son esprit, elle était plus réservée en parlant politique. Il y avait ici une étude curieuse à faire pour un psychologue.
La femme qui était venue à bord abandonnée et presque le cœur déchiré, se plaignant, dans l'amertume de son âme, de eeux par qui elle avait été abandonnée, était encore une fois — et très rapidement — transformée par l'espérance en une impératrice qui regardait avec une certaine indifférence philosophique la bassesse humaine.
L'article de Temple-Bar, auquel je ne saurais trop renvoyer le lecteur, entre dans les détails les plus intimes ; il va même jusqu'à dire que S. M. l'Impératrice, en arrivant à Ryde, après une traversée épouvantable, et après avoir échappé à la mort, tint à remercier personnellement le brave équipage qui avait risqué sa vie pour sauver la sienne, et qu'elle lui donna cinq louis.
Cette générosité toute royale rappelle celle d'un roi de France dans des circonstances un peu analogues.
Forcé d'évacuer la Courlande, Louis XVIII engagea un capitaine de bâtiment marchand, danois de nation, à le conduire en Prusse avec sa suite.
Ce capitaine était chargé pour la Baltique; néanmoins, comptant sur un dédommagement, il consentit à se détourner de sa route.
Arrivé au lieu de destination du futur Roi, celui-ci lui donna une montre en or, et un billet portant que, s'il remontait sur son trône et que ce capitaine vint lui présenter cet écrit, il le récompenserait dignement.
Par suite des événements de la guerre, le pauvre capitaine fut ruiné, vu que, n'ayant pu arriver en temps utile, les marchandises n'avaient pas été vendues, et que les négociants lui firent payer la perte qu'ils avaient éprouvée.
Apprenant la restauration de Louis XVUI, il envoya le billet en question à l'ambassadeur danois à Paris, le priant de le présenter au roi, qui remit généreusement à H. de Watterstoff cinquante napoléons et la croix jdu Lys I