‹ Le prince impérial: Napoléon IVChapitre 7 sur 90 · L. Murât · texte numérisé non relu

L. Murât

Le marquis de Valdegamas,

M. cardinal deTîoNALD, arche- #

vêque de Lyon, , Célestin, cardinal du Pont,

archevêque de Bourges, Ces aire, cardinal Mathieu,

archevêque de Besançon.

Le cardinal Gousset, Ferdinand, cardinal Donnet,

archevêque de Bordeaux.

Général duc cTOssona et de l'Infantado ; maréchal d'AcuNA, marquis de Bedmar t Escalone ; Henry Stuart et Vintimeglia, comte de Galve ; général Alvarez de Toledo ;

Abatdcci, maréchal A. de Saint- Arnaud, comte de Persigny, Drouyn de Lhuys, Théodore Ddcos, de Macpas, P. Magne, H. Fortoul, Binsau;

Le maréchal Reille, baron de Mackat, maréchal Vaillant, maréchal Magnan, le maréchal de Gastellane ;

Le premier-président Troplong, le président Mesnard, Baragcey d'Hilliers, général Regnaud de Saint-Jean d'Angêly, le général marquis d'Hautpoul, baron de Lagrosse;

Hillault, Schneider, Réveil, Rodher;

Général comte d'Ornano, duc de Padode, duc de Bassano, Cambacérès, le comte Tascher de la Pagerie.

Comte de Morny.

Le ministre d'État,

Achille Fould.

Le préaident du Conseil d'État,

Baroche.

Pour copie conforme de I'acte transmis au Sénat dans sa

séance du 6 avril 1853, conformément aux dispositions du

Sénatus-Consulte du 25 décembre 1852 et sur Tordre de Sa

Majesté l'Empereur.

Le président du Sénat,

Signé : Troplong.

Le sénateur secrétaire du Sénat,

Signé : Baron de Lacrosse.

Le mariage religieux avait lieu à Notre-Qame le 30 janvier 1853.

Il n'y a aucune trace de cette cérémonie religieuse ni sur les registres de Notre-Dame, ni sur ceux de Saint- Germain l'Auxerrois : nous en donnerons la raison plus loin.

ri

Il est inutile de rappeler les détails du mariage impé- 3 rial, que les journaux du temps ont répandus dans i toute l'Europe; mais nous devons dire néanmoins que les canons des Invalides annoncèrent à midi l'arrivée de l'Impératrice aux Tuileries. Le prince Napoléon et la princesse Malhilde l'attendaient au pied du grand escalier. L'Impératrice avait une robe de satin blanc couverte de dentelles, et d'un admirable diadème en diamants tombait un voile en point d'Angleterre, surmonté de fleurs d'oranger.

On dit en Espagne que les perles dont les femmes se parent le jour de leur mariage sont l'emblème des larmes qu'elles sont destinées à répandre dans leur , ménage.

Quoique Espagnole et superstitieuse, l'Impératrice avait dédaigné ce préjugé, et portait sur son corsage un collier de perles incomparables.

Napoléon III, .en uniforme de général de division, avait le collier de la Légion d'honneur dont s'était paré Napoléon I er le jour de son sacre.

Les voitures étaient celles qui avaient servi au mariage de Napoléon et de Marie-Louise.

Rien ne peut donner une idée du charme, de la beauté éclatante, de la grâce et de la séduction de la nouvelle souveraine. Tout ce que l'on a écrit et que l'on pourra encore écrire à cet égard ne sera pas exagéré. Perdu dans la foule, je la vis passer se rendant à Notre-Dame, et je demeurai littéralement fasciné.

L'Impératrice et sa famille ont été, comme tous ceux qui sortent à peu près de l'obscurité pour jouer de grands rôles, en butte aux attaques les plus violentes, les plus malveillantes et, nous devons en convenir, entachées souvent de mauvaise foi.

Bien des personnes, et des plus honorables, ont le sentiment qu'il existe quelque mystère sur la naissance

de l'Impératrice ; mais elles connaissent doutant moins où est la vérité et où est Terreur, que ce sont surtout les Espagnols qui ont accrédité les doutes injurieux.

Nous allons donc tâcher d'analyser, de la façon la plus impartiale, le pour et le contre, à l'aide des documents que nous ayons réunis ; et, si nous n'avons pas la prétention de trancher la question, nous avons toutefois l'espérance de faciliter l'œuvre de ceux qui voudront entreprendre de le faire.

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