‹ Le principe des nationalités [microforme]Chapitre 17 sur 17 · LS TA · texte numérisé non relu

LS TA

: . . en par e-paRExt RE Tu ne PS rt - Las SET UT EEE Se SE ut ie SEE £ = M TE rem TE PAT TT UE CE = ; È dre

x Br se.

étions en majorité sur le Haut-Canada, et qu’en 1864 nous sommes en minorité. La preuve encore c’est.que le Haut-Canada semble en avoir fini avec l'augmentation de sa population. Je ne me trompe pas; on n’a qu'à jeter les yeux sur les rapports parlementaires. L’immigration est terminée dans le Haut-Canada, tandisque de vastes

territoires lui sont encore ouverts dans le Bas,

Serait-ce un argument en faveur de la désunion ? Non, certainement non. (Car s'il y a probabilité d'augmentation, nous prenons le dessus. Je dis cela à l’adresse de ceux qui ne tendent qu’à avoir la suprématie, bâsée sur le nombre.

Je le dis surtout à l’adresse de ceux qui s'opposent à la confédération parcequ'ils s’abusent sur leur. propre existence. Ils croient qu’ils sont destinés à vivre séparément, lorsque leurs intérêts moraux et matériels les relient à tous les habitants du Nouveau-Monde, |

XXITI

Nous avons tout à gagner de l'immigration. Reste dune l'union. Mais l'union nous a laissé tournoyer dans un cercle étroit depuis plus de vingt-trois ans. Ce que nous ‘étions en 1841, nous ie sommes encore.

Et nous le serons toujours, si nous ne livrons pas à l'exploitation étrangère nos richesses, qui se perdent par le défaut de bras.

Mon prédécesseur est venu vous dire #ayéc une profusion de paroles êt d’anciens ré-

frains, què nous n'avions rien à gagner en

nous associant aux anglais.

Je lui ferai remarquer que nous y gagné:

rions au contraire, autant qu’en nous asso- ‘ciant à toutes les autres nationalités.

Si l’on veut bien envisager avec moi le point de vue commercial, on verra que le ‘commerce est presque tout entre les mains non pas des canadiens-français, mais des ‘canadiens-anglais.

Prenons le commerce en gros ou en détail, da bijouterie, les nouveautés, les denrées, la quincaillerie, les librairies, enfin presque

Le Te "ER

Le ! FU ue È |

ne ET = nt me

NET Re

= ares 2. s0ME"

rat cs RAR RPC. LA TR Re EE AE

sé :

RS nn CIM D

+4 if “h ct ‘il "4 ñ A M] De

toutes Jes branches du commerce, vous en viendrez à la conclusion que nous sommes à peu près nuls dans tout.

Pourquoi ? Parceque nous avons toujours cherché à faire une vie à part des autres nationalités qui nous environnent, et que nous nous sommes efforcés de rester étrangors à tous les progrès de nos voisins, parceque nous n’en étions pas les auteurs.

.Ï y a chez les canadiens-français ua amour-propre étrange, un esprit de jalousie regrettable. Il est rare qu’un projet réussisse, et souvent, lorsqu'il est prêt à être exécuté, vous le voyez tomber par les rivatés qui surgissent à tout moment. Le trait saillant, pour ainsi dire, du canadienfrançais est la division.

Vous re verrez pas une seule société fran-

gaiso qui n’aît cette manie de désunion,

L'Institut-Canadien a subi en 1858 Ja triste conséquence de cette maladie. Seul, parmi toutes les institutions du pays, il sub-

GT —

siste par l'union de toutes les croyances et de toutes les idées. |

L'Institut-Canadien résume en lui seul, par son titre et ses réglements, le grand principe que je défends.avec sincérité et conviction. |

ZXXV Le.sol canadien est ouvert à tous; que les nationalités y viennent se confondre, pour n’en former qu'une qui soit générale, et qui résulte du climat, des intérêts et d’une destinée commune | C'est une crainte puérile que celle qui consisté à ne pas vouloir le maintien de.

l'union du Haut-Canada et du Bas-Canada, et, par contre, celle de toutes les provinces britanniques. On se plaint de la suprématie du Haut sur le Bas-Canada.. Mais, répondrai-je, n'avons nous pas les mêmes moy- " Fr progresser et d'augmenter en nomre ?' Et si nous sommes restés inactifs pendant vingt-trois ans, au point de devenir une minorité, lorsque nous étions une ma-

jorité, est-ce à nous de nous plaindre de ce: jeu de bascule, que nous pouvions diri-” ger: à notre avantage aussi bien qu le.

Hhat:Canada l'a fait,

Allons donc, messieurs les séparatistes nationaux, laissez vos déclamations et vos com raisons. N'allez pas chercher dans

l'antiquité des exémples qui peuvent être,

bièn beaux comme souyenirs, mais qui sont.

loin de l'être dans l'application: |

Le monde marche-conme le J uif eg sans V'arrêter, Mais ce qu'il a de préfé...

rable au juif,. c'est.que sa route est moins, la. conséquence d’une nantion que le FAR a tat du progrès. : : : n

Le progtès est une roue dont les méuyements sont perpétuels. Quiconque veut se:

placer.en ayant pour en empêcher la. course; est, broyé par elle. ile ne connaît pa d'obstacles ; le progrès danssa- route, calcit-

lée pour ainsi. dire, lance le monde vers une: .

civilisation. qui embrasse l'univers.

EU ur

: Rien ne l’arrête. Son passage laisse-par::

tout des traces, signes de l'union universelle: quise prépare! etqui se réalisera, soyez-en sûrs. Vous en avez la preuve ici sur le contiveht américain, vous l'avez ailleurs.

Le Cânada a un bel avenir devant lui.

Rien ne lui manque. Mines; terres, indus | trip, manufactures, tout S'y trouve. Mais.

une espèce de fatalité semble l arrêter dans sa route. La division semble s'acharner à.

Je téhdré inactif"! Au lieu de‘&’unir ensem-blé; Tes/canadiens- s’ämusent avec une com-.

plaisance fatale à fabriquer des nationalités ” de toutes les couleurs cb de/tous les genres.

Chaque habitant vient y vanter le clo:

cher du village qui à vu naître son ancêtre... Personne ne: “veut conveuir que le Canada. .

est une nouvelle patrie, dans laquelie doivent se confondre les nationalités étrangères.

Nous oublions que notre existence, nôtraavenir, nos richesses sont 1ci.

RG LE CA

3% 1h À À LA F4 sui ::4 s°4 Fè ER”.

Hs" rA # Le ds:

rat 1 ce L'ART nt «0 A Ra ja pr He L74 Ut CE A LS LA et el al "4 +2 À ‘4 + #:

He ae HI ï V1 ] L | È ES É

Nous semblons nous considérer comme des prisonniers dont le regard est constamment tourné vers-lesol natal, tandisque nous som-. mes purement et simplement dans. notre:

propre patrie, sur notre véritable propriété.

Nous ne calculons pas tout le temps per.

du dans ces déchirements et ces divisions inutiles. Les canadiens-français se battent les flancs, pendant que les anglais, qui sa-

vent que le terips c'est l'argent, c’est l’ave-

air, travaillent sans relâche et’ ne perdent pas une minute. |

Il suffit de dire qu’une affaire: est montée par des anglais pour savoir qu’elle réussira.

XXVIITI.

Que l’on ne me reproche pas d'être injuste envers mes compatriotes. Le temps

est passé de fermer les yeux sur le danger qui

nous menace.

Nous imitons celui qui crie à tue-tête :

€ au feu,» et qui ne fait point un pas pour l'éteindre. Le temps des criards est passé;

PR Be

‘s'est maintenant le temps des hommes déct dés à voir le danger de sang-froid, et à y porter remède.

Le passé nous dit assez à quoi se sont réduites tant de dé:lamations inutiles. Le ‘présent nous prouve trop que nous ne devons pas compter sur ces lâches criards, qui s’égosillent sans faire‘un pas. Le présent n'est-il pas un éclatant témoignage de la mauvaise route que nous avons suivie? Ne peut-il pas nous servir de lecon pour l’aveir et nous faire comprendre que nous avons eu tort de persister à vouloir former une rationalité à part ?

Aussi l'avenir nous permettra de réparer le temps si Mutilement perdu. Les canadiens sauront que leur salut est dans l'union et la concentration des intérêts communs.

Etant unies, toutes les idées et les industries se confondront dans un tout ; l’impulsion puissante de l'intérêt bien entendu les entraînera dans la voie du progrès ; et des relations amicales ne feront que perfection ner DOS D'ŒUTS. |

D Er

Ce PES

RS MN TM LS te 0s HS CNE æ.

Ca Free

ES

A tr ee ART ES near ar er se rere Se

Dis -0 ait

me 72

Le journalisme, débarrassé de ses liens étroits, sortira de sa sphère pour jeter aux quatre coins du Canada le flot de lumières qu'ilretient depuis si longtemps sous le boisseau.

L'éducation qui fait de nos hommes des enfants, au lieu de faire de nos enfants.des hommes, -étendra au loin ses rameaux bien.

faisants, Le défiicheur, relégué au fond. de la forêt, y verra reluire le soleil longtemps inconau de l'instruction.

Nos habitants profiteront de ce progrès:

dans l'éducation, au point de devenir quelque chose dans les destinées de la patrie.

Ce ne seront plus des moutons nourrissant de leur laine nos hommes publics, mais bien des êtres qui compteront dans les affaires de l'Etat.

Les hommes s’apcrcevront qu'ils ont.

droit de choisir la forme du gouvernement

qui leur plaît et le genre de représentants qu’il leur faut.

ER Dee

L'avenir enfin enfantera l'union univer-.

selle, qui doit réxénérer le monde, en:chassant l’égoïsme et la division.

L'avenir fera du Canada un auxiliaire puissant au Nouveau-Monde. Avant long-.

temps, sile Canada est relié aux autres.

Provinces Britanniques, vous le verrez rivaliser tant en influence qu’en importance avec les Etats-Unis. Et, qui sait ? le premier pas fait, nous sentirons peut-être le besoin. d'étendre au.loin.cette concentration d’intérêts généraux, et alors le Nouveau-Monde.

ne fera qu'une seule nation.

Alors s'élevera cette Tour de Granit à laquelle travaillent les ouvriers intellectuels depuis plusieurs siècles.

Vous y verrez au sommet les hommes ds cœur et d’éncrgie se rapprocher de Dieu,

È pour le prier d'y venir contempler l’œuvre- : si belle de l'humanité :

Page 1