‹ Le principe des nationalités [microforme]Chapitre 16 sur 17 · RES · texte numérisé non relu

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différents pays. Il serait donc dangereux de s’évertuer à constituer une nationalité séparée des autres nationalités.

Les relations humaines ont besoin des lumières de chaque homme. Ce sont ces échanges de lumières, de services, qui rendent l'union des hommes si utile, si heureuse ct si bienfaisante. Pour rester amies, les nations exigent donc les mêmes échanges de services et de lumières.

Une nationalité ne peut pas se suflire à elle-même. Il faut nécessairement que les autres nationalités lui viennent en aide.

Tous les efforts que l’on pourrait fairé pour constituer une nationalité canadienne française, bâsée sur le sang, la langue et les traditions, ne tendraicnt toujours qu’à la faire séparer des nationalités formées par les différentes parties des peuples qui couvrent le continent américain. Là est l’erreur commune, là est le danger réel. La force ne naît pas de la division, mais bicn de l'union, Or, à quoi serviront toutes ces

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nationalités, qui n’aboutiraïient qu'à des divisions intestines et non à une centralisation de force et de puissance ?

__ Je veux la réunion de tous les êtres qui

peuplent le continent américain. Je la désire par ce que les mêmes intérêts les guident. J'ai donné mes opinions sur l'intérêt bien entendu, qui est la bâse du principe des nationalités: cet intérêt est bien loin de flattter ou favoriser l’égoïsme, et la supr'ématie d’une nationalité sur l’autre, puisqu'il est général et universel.

Je répondrai à tous ceux qui veulent donner pour bâse à une nationalité la majorité des habitants qui la composent, que les majorités, comme les minorités, ne sont qu’un jeu de bascule, qui suit le cours du temps et des circonstances. C’est une bâse mobile sur laquelle tout se déplace et se modifie.

C’est donc un principe faux que la majorité. La preuve, c'est qu'en 1841 nous

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