VIU PRÉFACE
les adhésions et les encouragements qu'il a reçus, m'ont engagé à reprendre et à traiter le même sujet d'une manière plus complète. Je voudrais, s'il est possible, ne laisser sans réponse aucune des objections qui m'ont été faites, je voudrais fortifier et éclaircir ce qui a paru faible et obscur, développer ce qui était trop bref en un simple résumé; je voudrais enfin contribuer à remettre la philosophie contemporaine sur la voie, trop oubliée, d'une vérité qui se fonde à la fois sur le raisonnement et sur l'observation.
Mais à quoi bon, avons -nous entendu dire, re nouvelerune question justement abandonnée, parce qu'elle est définitivement résolue par la philosophie et par la médecine spiritualistes? Quelle au dace de prétendre renverser la doctrine de la dualité de l'âme et de la vie, si solidement établie par Maine de Biran, par JoufTroy, par l'école de Montpellier, et de prétendre réhabiliter, non san< péril pour la spiritualité de l'âme, l'hypothèse vieillie et décriée de l'animisme ! quelle imprudence, au temps où nous sommes, de donner aux sceptiques et aux matérialistes l'agréable spectacle de graves dissidences parmi les philosophes spi nti^alistçs !