PRÉFACE. IX
Nous répondons d'abord qu'il s'agit ici, avant tout, de vérité et non de tactique ; que, d'ailleurs, dans notre ferme conviction, la doctrine, que nous voudrions faire triompher a pour résultat d'affermir et non d'ébranler le spiritualisme.
II est vrai que, depuis Descartes, il n'est guère question de la vie, dans les essais sur l'entende ment humain ou les traités de psychologie, si ce n'est pour la mettre à l'écart, comme tout à fait étrangère à l'âme pensante, et pour la -renvoyer bien vite aux physiologistes et aux médecins. Mais notre intention est précisément de protester contre cette exclusion et contre la prolongation d'un schisme, qui nous semble dangereux, entre l'âme et la vie.
D'ailleurs, si on prend garde aux discussions philosophiques qui retentissent aujourd'hui dans tes écoles de médecine, aux travaux récents de quelques psychologues sur les rapports de l'âme et du corps, tout semble indiquer que l'attention dos esprits philosophiques, par un juste retour, va ko porter de nouveau sur ce côté essentiel du problème de la constitution de l'homme.
Si les psychologues ont pu se persuader, plus ou moins longtemps, que la vie était étrangère à