CHAPITRE XIV. — Claude Perrault
Réaction en médecine contre la physiologie mécanique de Descartes, — Système de Claude Perrault. — l'âme substance pensante accomplit toutès les fonctions de la vie en connaissance de cause. — Deux sortes de connaissance, l'une expresse, l'autre confuse. — Pourquoi nous n'avons qu'une connaissance confuse des fonctions organiques. — L'ignorance des pensées confuses du dedans s'explique par l'ignorance des pensées expresses du dehors.— Diverses causes de l'ignorance de nos pensées. — Puissance de l'habitude. — La conscience et le libre exercice des opérations vitales enlevés par l'habitude. — Pourquoi le mouvement ducœur n'est plus en notre pouvoir. — Autres actions devenues nécessaires, quoique accomplies par des organes soumis à notre volonté. — Connaissance expresse et libre institution des opérations de la vie dans l'enfant. — Comment l'àme perd le souvenir de cette connaissance et de ce pouvoir. — Des erreurs de l'âme dans le gouvernement du corps. — Opposition à l'automatisme. — Réponse à l'objection de la persistance de certains mouvements après la mort.— Gabriel Lamy adversaire de Perrault. — Deux excès opposés où peut conduire la doctrine de Descar es 21 1
Stahl.— Stahlianisme et animisme.— Indignation de Stahl contre les mécaniciens et les chimistes en médecine.— Différence des lois des corps vivants et des corps bruts. Définition et rôle de la vie. — L'àme seul principe de la vie. — Preuves de l'action de l'âme sur le corps tout entier. — L'âme architectonique de son propre corps.— Le corps organe immédiat et officine de l'âme.— Action directe et immédiate de l'âme sur le corps. — Point d'esprits animaux, point d'intermédiaires entre l'âme et le corps. — Le mouvement seul mode d'action de l'âme sur le corps. — L'àme agit avec intelligence dans toutes les fonctions de la vie, mais sans rien savoir de toute sa science. — Distinction de deux sortes de connaissance, le xoyia-juiôç et le xo-yoç.— Faits vitaux non suscept bles de sensation distincte et de souvenir. — Exemples de choses dépendantes de la volonté et de la raison qui échappent à l'âme. — Activité instinctive de l'âme méconnue par Stahl. — Son embarras pour justifier l'âme des nombreuses maladies du corps. — Thérapeutique négative. — Jugement sur l'animisme de Stahl. 2ci"
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