‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 79 sur 189 · Ibid,, cap. Sedes a?iimx,p · texte numérisé non relu

Ibid,, cap. Sedes a?iimx,p

sont dans la plus étroite alliance. À ces deux organes, qui dominent le corps, Van Helmont donne le nom de duumvirat. Le corps est placé tout entier sous le gouvernement de ce duumvirat, regimen, jus duumviratus. Quelquefois aussi Van Helmont semble, par ce nom, désigner non pas simplement une dualité organique, mais une dualité psychologique, à savoir, d'une part, l'intelligence propre de l'âme raisonnable, et, de l'autre, la force imaginative de l'Ame sensitive agissant par ses divers organes1.

Tel est le siège de l'âme sensitive; quant à l'âme immortelle elle réside dans l'âme sensitive elle-même. En effet, rien dans le corps mortel tout entier, n'a plus d'affinité avec elle, rien ne lui offre une résidence moins indigne d'elle, quoique cette âme inférieure, h laquelle elle est liée, l'offusque de son enveloppe et la voile de ses ténèbres. Parilitas conjugii, unitas, conjugalis, sociale jus hospitalitatis, telles sont les métaphores par lesquelles Van Helmont s'efforce de marquer l'union intime de ces deux âmes; elles valent bien celles dont se servent les duodynamistes de nos jours pour sauver, au moins en apparence, l'unité de l'être humain.

L'âme sensitive demeure immobile, inébranlable dans le poste où Ta mise le Créateur, ce qui ne l'empêche pas d'agir sur toutes les parties de l'organisme, non par un commerce de vapeurs ou une continuité de. tuyaux, mais par une action de gouvernement,

1. Constat duiimvimtus intellectu proprio mentis Lmmortalis. atquc insuper intellectu slve vi phantastica anima1 sensitivae utentîs suis organis diversimode distribuas. [lbid,\ cap. Jus duumviratus.)

,1.-15. VAX HELMONT. 175

actio regimïnis, par un commandement semblable à celui d'un souverain absolu. Pas plus que l'âme sensitive ne se meut, malgré la distance des organes sur lesquels elle agit, pas plus elle ne se divise, malgré la diversité des offices qu'elle remplit, parce qu'elle n'agit pas directement, mais par 1 intermédiaire d'archées placés sous sa dépendance.

Qu'est-ce qu'un archée? La définition que donne Van Helmont de leur nature n'est pas très-claire : Constat archœus ex connexione vitalis aurœ velut materiœ cum imagine seminali, quœ, est interior nucleus spiritualis, fecunditatem seminis continens, est autem semen visibile liujus tantum siliqua l. C'est donc une sorte de souffle vital, qui en est comme la base et la matière, avec une image séminale, qui en est comme la forme, le noyau spirituel, où réside la fécondité de la semence, et dont la semence visible n'est que l'enveloppe, la silique, comme dit Van Helmont. Cette image séminale est le type, que chaque archée réalise, comme un modèle, dans l'être auquel il préside. Ce n'est pas seulement dans l'homme, mais dans tous les êtres de la nature, et jusque dans les métaux, où cet air de vie est épaissi et solidifié, que Van Helmont met des archées: singulis hoc donum obtigit quod archœus vocatur2.

Quel est maintenant le rôle de ces archées? Ils sont la cause efficiente interne de tous les mouvements d'un être,# de sa forme, de sa génération : quidquid igitur in mundum venit necesse est habeat archaeum

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