‹ Le principe vital et l'âme pensanteChapitre 82 sur 189 · J.-B. VAN HELMONT · texte numérisé non relu

J.-B. VAN HELMONT

siège, préside à toutes les actions vitales et surveille l'organisme tout entier.

Toutefois cet archée principal n'a pas reçu une sagesse infaillible en partage; ce sont ses erreurs, ses passions, ses dérèglements, ses emportements qui sont la cause de toutes les maladies, et qu'il faut chercher à prévenir ou à apaiser à tout prix1.

Ainsi, selon Van Helmont, il y a dans l'homme, d'abord l'âme raisonnable, puis l'âme sensitive, en qui elle réside; puis, sous l'empire de l'âme sensitive, un archée central présidant à tout l'organisme et, sous la dépendance immédiate de cet archée- principal, des archées particuliers qui président à chaque fonction particulière, avec une existence propre, et jusqu'à un certain point indépendante2. L'homme n'est plus un être un, ni double, ni triple, c'est une véritable légion. Au milieu de ce morcellement de la pensée et du sentiment, du sentiment et de la vie, et de toutes les fonctions vitales, quel gouvernement, quel duumvirat, quel archée principal pourra maintenir l'ordre et l'unité?

D'après le Zohar et la Cabale, dont les doctrines exercèrent alors une certaine influence, l'homme, image de Dieu et du monde, se compose d'une triple nature : 1° d'un esprit, degré le plus élevé de son être; 2° d'une âme, siège du bien et du mal; 3° d'un esprit plus grossier immédiatement en rapport avec le corps3.

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