‹ Le printemps d'un proscritChapitre 14 sur 32 · HUITIÈME NOTE · texte numérisé non relu

HUITIÈME NOTE

llélas, tout doit périr, tout succombe, et le temps Emporte des humains les grandeurs mensongères, Les sceptres des tyrans et leurs lois passagères.

J'ai supprimé les vers qui terminaient le poëme dans les dernières éditions ; je crois pouvoir les rappeler ici :

Un jour nous ^^leurerons jusqu'aux bienfaits des dieux. Déjà le doux printemps ne charme plus nos yeux. Plaisirs de la vertu, félicité du sage,

Non , nous ne perdrons point jusques à votre image; Il est , il est un bien qui ne doit point périr. Les beaux jours renaîtront pour ne jamais finir. Hommes justes, du sein de la nuit éternelle, Levez-vous , et suivez la voix qui vous appelle ; Allez jouir des biens qu'un dieu vous a promis : L'espoir de ses bienfaits ne vous a point trahis. Des tyrans et du sort vous fûtes les victimes , Le trépas fut le prix de vos efforts sublimes. Un dieu doit répaier les injures du sort, Et l'immortalité doit absoudre la mort.

LENLÉVEMENT

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