‹ Le printempsChapitre 4 sur 14 · ÉLOGES DE MONACO · texte numérisé non relu

ÉLOGES DE MONACO

Pays des orangers où le plaisir se loge, Où le cœur vient bercer son rêve prolongé, Avant de réussir à faire ton éloge, Je l'avoue, à tes bords bien souvent j'ai songé.

La nature envers toi prodigue s'est montrée ; Tes printemps éternels sont vierges de frimas , Et dans toute l'Europe il n'est point de contrée Qui possède l'air sain de tes charmants climats.

Ton peuple libre et fier, gardant l'indépendance, De son heureux destin s'est toujours contenté. La paix a sous ton ciel élu sa résidence Et le malade y vient recouvrer la santé.

A mettre en musique

Alerte et fraîche jeune fille, Dont le sourire est si vainqueur, Aux seuls baisers de ta famille Épanouis ton chaste cœur.

Tandis que, ma belle brunette, La gaîté protège tes jours, Gazouille encor ta chansonnette ; Tu ne souriras pas toujours.

12 Œuvres poétiques

Radieuse et fière de vivre, Fais danser tes rêves en rond ; De l'allégresse qui t'enivre Vide la coupe jusqu'au fond.

Tandis que, ma belle brunette, La foi te prête son concours, Gazouille encor ta chansonnette ; Tu ne danseras pas toujours..

Puisque ta jeunesse qui charme Te pare des dons du printemps, Sans qu'aucune ombre ne t'alarme, Jouis en paix de ton bon temps.

Tandis que, ma belle brunette, Un rayon voltige où tu cours, Gazouille encor ta chansonnette; Tu ne chanteras pas toujours.

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