‹ Le prisonnier de HamChapitre 42 sur 70 · CHAPITRE DIXIKMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIKMK

Il ne restait plus que la publicité et le recours aux Chambres pour tenter de recouvrer un droit qui, sans être écrit dans les lois, est du moins gravé profondément dans le code de l'humanité. Le prince fit connaître à quelques députés influents le refus qu'il venait d'essuyer et la rudesse dont les termes en étaient empreints. On croira facilement que la conduite des ministres, dans cette circonstance, n'avait besoin que d'être exposée pour devenir un objet de réprobation. Parmi les dé-

putés de toutes nuances qui adressèrent de" vifs reproches au gouvernement, nous citerons deux conservateurs dévoués à la dynastie d'Orléans, iMM. de Lascases et Vatry. Plusieurs membres les plus distingués de l'opposition, MM. Dupont (de l'Eure), Arago, Lamartine et Odilon Barrot embrassèrent également avec zèle la cause de l'opprimé.

L'illustre historien de l'Empire, lidèle à ses nobles instincts, écrivit au prince en ces termes:

« Prince,

» J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'hon- » neur de m' adresser pour m'apprendre le rejet » de votre requête. Il me semble que le désir » d'embrasser un père mourant, appuyé de la » promesse de revenir en prison à la première » sommation du ministre de l'intérieur , aurait dû » être un gage suffisant. Dans mon opinion , un » ministre pouvait se prêter à un arrangement de » ce genre sans engager sa responsabilité.

» Je suis désolé, prince, qu'il ne soit pas en » mon pouvoir de vous être aujourd'hui utile. Je » n'ai aucune influence dans le conseil , et la pu- » blicité ne vous serait que d'un faible secours. En

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