LE WUSOANJEK DE HAM
qu'au chevet de sa mère expirante , eu l'accusant dans tout ce qu'une âme élevée a de plus cher, l'honneur et les affections de famille.
C'était donc passer véritablement sous les fourches caudines que signer une pareille lettre ; suivaut les nobles expressions du prince à son père, il était prêt à tout, hormis à se dégrader, pour recevoir son dernier baiser et sa bénédiction suprême.
Les conseils étaient très-divers parmi les personnes qui s'intéressaient à lui. Les uns l'engageaient à signer, d'autres l'en détournaient; d'autres enfin insinuaient que la nullité accompagne ce qui est exigé par la contrainte. Le prince n'hésita pas un seul instant, et lorsque M. Poggioli lui présenta la lettre, il refusa d'y mettre sa signature. « Je mourrai en prison , s'é- » cria-t-il, si une sévérité sans exemple me réduit » à ce triste sort, mais rien ne me déterminera à r dégrader mon caractère. Mon père, au surplus, » dont la devise a toujours été : Fais ce que dois, n advienne que pourra, regarderait, j'en suis » sûr, ma liberté comme trop chèrement acquise » au prix de ma dignité et du respect que je dois » à mon uom. »