‹ Le prisonnier de HamChapitre 65 sur 70 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

» Cependant, le ministre m'informe qu'il me » faudra, sur cette somme', prélever 50 mille » francs pour mes frères naturels, reconnus par » mon père , ce qui réduira mon revenu annuel » à 150 mille francs.

» Vous trouverez certainement, Madame, que » cela sera très-modique en regard de mes » obligations , et dam la nécessité où je suis de » former un établissement tout nouveau , man- » quant de meubles , de linge , etc.

» J'ai, en effet, prié Sa Majesté d'accorder à » chacun de ces deux messieurs une pension de » 25 mille francs , comme la seule dette que j'aie » moralement contractée. Mais je n'avais pas » l'idée que ce dut être déduit de ma propre pen- » sion. Je croyais important qu'ils fussent mis à » l'abri de toute perte, en cas où je vinsse à mou- » rir avant eux. C'est pourquoi je vous prie, » Madame, d'employer vos bons offices près de » l'Empereur en appuyant cette requête, qui, je » l'espère, ne sera pas regardée comme dérai- » sonnable.

» Ce sera' une nouvelle obligation à ajouter à » celles que je vous ai déjà. Je joins ici une copie » de la lettre que j'ai adressée à Sa Majesté et qui

» a dû être mise sous ses yeux par le ministre de » la police.

* Agrée*, Madame, l'assurance de mes senti - » ments respectueux.

* L.-M.-I.-I. d'Orléans-Bourbon.

• 2 avril 1815. •

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