‹ Le prisonnier de HamChapitre 7 sur 70 · CHAPITRE DEUXIÈME. l<J · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME. l<J

» Lorsque je vis qu'il fallait quitter Strasbourg » et que mon sort allait me séparer des autres » accusés, j'éprouvai une douleur difficile à pein- »dre; me voilà donc forcé d'abandonner des » hommes qui se sont dévoués pour moi ; me voilà » donc privé des moyens de faire connaître , dans » ma défense, mes idées et mes intentions; me » voilà donc recevant un soi-disant bienfait. . . Je » m'exhalai en plaintes et en regrets , je ne pou- » vais que protester.

» Les deux officiers qui me conduisaient étaient » deux officiers de l'Empire, amis intimes de y M. Parquin : aussi eurent -ils pour moi toute » sorte d'égards ; j'aurais pu me croire voyageant » avec des amis *. Le H, à deux heures du matin, » j'arrivai à Paris à l'hôtel de la Préfecture de po- » lice; M. Delessert m'apprit que j'allais repartir » dans deux heures pour Lorient et que de là je » passerais aux États-Unis sur une frégate fran- <• çaise.

Je dis au préfet que j'étais au désespoir de ne

* Le président de la République n'a pas oublié les bons procédés dont le captif de Strasbourg a été l'objet. Le lieutenant Thiboutot est aujourd'hui commandant du palais de l'Elysée.

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