GIDE, LIBRAIRE, RUE SAINT-MARC, N
ADRIEN EGRON, IMPRIMEUR
DE S. A, R. MONSEIGNEUR DUC d'aNGOULÊME, rue des Noyers , n° 3j.
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LIBRAIRIE DE GIDE Fils,
Paris } rue Saint-Marc-Feydeaii) n.° 20.
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Histoire abrégée des traités de paix entre les puissances DE L'EUROPE, DEPUIS LA PAIX DE WESTPHALIE JUSQU'AU
traité de paris du 20 novembre 181 5; par feu M. Koch, professeur de droit public à l'université de Strasbourg ; ouvrage entièrement refondu , augmenté et continué par M. Schœll, conseiller d'ambassade de S. M. le Roi de Prusse près la cour de France; 8 vol. in-8*° d'environ 5oo pages: prix, ^S francs pour les souscripteurs.
La première édition de l'ouvrage de M. Koch parut il y a vingt ans ; un livre de ce genre manquoit aux études de ceux qui se destinent à la carrière diplomatique. Le nom de son auteur, célèbre par l'éclat avec lequel il remplissoit la chaire du Droit Public à Strasbourg, lui attira un succès qu'il méritoit en effet. On y remarqua une métbode claire, une exposition lumineuse et impartiale des faits, une discussion approfondie des négociations, un sommaire exact des traités; et cependant ce livre, qui fut si bien accueilli, n'étoit qu'une copie des cahiers que le savant professeur suivoit pour son cours. A une époque où il n'espéroit plus voir renaître cette école détruite par les événexnens, et qui lui devoit la plus grande partie de son lustre, il consentit à une publication qu'il ne pouvoit guère éviter, parce que son manuscrit existoit entre les mains de la plupart de ses écoliers. Mais il voulut en même temps que cet ouvrage parût dans l'état d'imperfection où il se trouvoit à l'époque de la révolution , et dans la forme qu'il devoit à sa destination primitive. Il y a par conséquent des lacunes, et en général une certaine sécheresse dans la narration; enfin le livre s'arrête à 1785.
M. Schœll, élève , ami et légataire d'une partie des trésors littéraires de M. Koch, a entrepris de donner une nouvelle édition de Pexcellent livre de son ancien maître. En adoptant la division qu'il avoit suivie , il a donné plus d'extension à son plan. Il s'est livré à de longues recherches pour remplir les lacunes, et a tiré parti des nombreux matériaux qui, publiés depuis vingt ans, ont répandu de la clarté sur beaucoup de faits restés obscurs-, enfin, il a conduit l'ouvrage jusqu'aux pacifications générales de i8i4 et de i8i5.
C'est donc moins une seconde édition du livre de M. Koch que l'on annonce, qu'un ouvrage entièrement nouveau rédigé sur un plan bien plus vaste. Les études et les occupations de M. Schœll l'ont mis à même de s'acquitter avec succès de la iâcke qu'U a entreprise.
L'ouvrage est divisé en trois parties*
La première, comprenant l'Histoire des traités de paix entre les puissances de l'Europe occidentale et méridionale, depuis le traité de "Westphalie, en i648, est divisée en quatre périodes , dont les trois premières finissent en 1792. — La quatrième, qui renferme les guerres de la révolution, étant d'un intérêt plus particulier et plus direct pour la génération actuelle, est traitée plus en détail,
La seconde partie offre l'Histoire des traités conclus par les puissances du Nord entre elles.
La troisième , l'Histoire de ceux que divers états de l'Europe ont conclus avec la Porte-Ottomane.
Chaque traité forme un chapitre particulier, dans lequel l'auteur fait d'abord connoître les événement qui ont été la cause ou le prétexte d'une rupture; il raconte ensuite brièvement l'Histoire de la guerre qui en a été la suite , et qui le conduit aux négociations qui , souvent, après plusieurs interruptions, ont fini par établir la paix entre les puissances belligérantes. Il termine le chapitre en donnant le sommaire raisonné ou le commentaire des traités. Quant aux. textes mêmes, il se dispense de les insérer dans son ouvrage ; mais il renvoie, par des citations, aux recueils où on les trouve, et particulièrement à ceux de Schmauss , Wench et Martens, qui sont entre les mains de tous ceux qui s'occupent de la politique, ainsi qu'à son Recueil de pièces officielles. Ce n'est pas que M. Sghœll n'ait cru devoir donner aussi textuellement quelques traités , mais ce sont ceux qu'on ne trouve pas dans les recueils que nous venons de citer. Il donne aussi le texte de ceux que M, Koch avoit publiés à Baie, en 1802, de manière que les acquéreurs de son ouvrage peuvent se passer entièrement de ce dernier recueil qu'on ne trouve pas facilement.
Le lecteur ne doit pas s'attendre à trouver dans ce livre l'Histoire secrète des négociations qui ont eu lieu depuis vingt ans. M. Schœli, n'a pas eu l'intention de publier un pareil ouvrage pour lequel les données nécessaires lui manquent. Réunir tout ce qui a été publié, comparer les récits des diverses parties, éclaircir ce qui peut paroître obscur, et pour cela faire usage d'une foule de documens publiés dans les différens états de l'Europe , et qui échappent au lecteur qui ne les lit qu'isolés dans les journaux, montrer l'enchaînement des évéïiemens, signaler les fautes qui ont été commises, et indiquer les conséquences qu'elles ont entraînées, rechercher la vérité de bonne foi et la dire toujours avec candeur , tels ont été les objets que l'auteur a eus en vue»
L'ouvrage paroît par livraisons de deux volumes.
La première livraison a été mise en vente le i.er avril, et les autres se suivront régulièrement de trois mois en trois mois. On ne paie rien d'avance, il suffit de se faire inscrire cbez Gide fils , Libraire , rue Saint- Marc-Feydeau , n.° 20, à Paris , et de retirer les volumes à mesure qu'ils paroîtront, à raison de 6 fr. , en ajoutant 1 fr. 5oc. pour chacun d'eux ; si l'on veut les recevoir francs de port*
Le& personnes qui n'auront pas souscrit avant le i.er juha prochain, paieront pour chaque volume 7 francs.
Ouvrages des mêmes auteurs qui se trouvent chez le même
lieraire.
Ouvrages de M. KocK
Tableau des Révolutions de l'Europe depuis le bouleversement de l'Empire romain, 4 vol, in-8.°, avec cartes et tables; Paris, 1814, 34 fr,, et sur papier vélin satiné, 68 fr.
Sanctio pragmatica Gernianorum illustrata, in-').0, 12 fr.
Tables généalogiques des maisons souveraines de Pest et du nord de l'Europe., première livraison, in-4.°, 10 fr., et sur papier vélin, i5 fr.
Ouvrages de M. SchœlL
Recueil de pièces officielles destinées à détromper les François sur
les événemens qui se sont passés depuis quelques années ; Paris,
i8i4 et i8i5, 9 vol. in-8.°, 60 fr.
Congrès de Vienne; Recueil de pièces officielles relatives à cette
assemblée, des déclarations qu'elle a publiées , des protocoles de ses
délibérations et des principaux mémoires qui lui ont été présentés;
le tout arrangé par ordre chronologique ; Paris, 1816, 5 vol. in-8.%
25 fr.
Tableau des peuples qui habitent l'Europe, classés d'après les langues
qu'ils parlent, et Tableau des religions qu'ils professent; Paris,
1812, in-8.°, avec une carte, 6 fr.
Histoire abrégée delà Littérature grecque; Paris, i8i3, 2 vol. in-8.°,
12 fr.
Histoire abrégée de la Littérature romaine ; Paris, i8i5, 4 vol. in-8.°,
24 fr.
Élémensde chronologie historique; Paris, 1812, 2 vol. in-18, 4 fr. Description de Rome ancienne ; Paris 1811, in-18, avec fig., 3 fr.
(Euvres complètes de Moltjere, précédées d'un Discours préliminaire sur les mœurs et les usages du dix -septième siècle, et delà vie de l'auteur, avec desréflexions sur chacune de ses pièces, par M. Ptlïiot, é^teur du Répertoire du Théâtre-François, édition stéréotype, fc vol. in-8.°, sur beau papier, avec le portrait de Molière, 36 fr.; sur papier vélin, 72 fr.
Celte belle édition, monument élevé à la gloire de Molière, se distingue par-dessus toutes celles qui ont paru jusqu'à ce jour. Voici le plan qu'on a suivi:
1.° Le Discouru préliminaire est entièrement consacré au tableau
de la société pendant le dix-septième siècle : tous les états , tputes les professions sont passés en revue: on expose les mœurs et les préjugés de chaque classe; et l'on montre quel parti Molière en a tiré.
2.° La Vie de Molière offre les principaux rapports sons lesquels ce grand homme peut être considéré: les événemens qui accoin-
taient , trouvent leur place au milieu des particularités de son existence littéraire auxquelles ils se lient. Ce morceau d'ailleurs contribue à compléter le tableau de la société du dix-septième siècle, qui fait le sujet du Discours préliminaire.
3.° Les Réflexions sur chaque pièce sont dans le même sens : leur objet principal est de développer les idées du Discours préliminaire , et d'en faire l'application particulière aux comédies de Molière» On a eu soin d'y joindre toutes les imitations des <-}uteurs latins, espagnols, italiens et françois, en montrant la manière dont Molière savoit s approprier leurs conceptions et leurs tableaux. Les traductions des auteurs latins et étrangers sont dans le texte, afin que les personnes qui ne sont pas familières avec ces langues ne soient pas arrêtées dans leur lecture; les morceaux originaux sont en note au bas des pages, afin que les gens instruits puissent les mieux juger.
lia parti qu'un commentaire grammatical seroit superflu. Molière malgré tout son génie, ne peut être proposé pour un modèle de style. Ses fréquentes incorrections doivent être attribuées à deux causes. L'obligation de multiplier les nouveautés le forçoit à travailler rapidement/et l'empêchoit de soigner sa diction. Il avoit en outre le désir de faire parler ses personnages comme ils se seroient exprimes eux-mêmes dans les circonstances où il les plaçoit; et cette intention qui tenoit à son génie> le porte à employer souvent des tournures trèsconformes au caractère des personnages, mais contraires au bon usage et aux règles de la langue.
Un commentaire où l'on relèverait toutes ces fautes, non seulement dont^eroit une fausse idée de Molière, puisque c'est souvent à dessein qu'il les met dans la bouche des personnages , mais deviendroit trop volumineux, s'il étoit exact et complet: telle pièce seroit moins longue que les réflexions qu'elle feroit naître.
On s'est donc borné à donner au bas des pages l'étymologie et l'explication des termes et des façons de parler populaires qui ne sont plus d'usage aujourd'hui; et Ton a pensé que ces notes courtes et peu nombreuses, sans présenter l'inconvénient d'interrompre des scènes cfbnt le plus grand charme consiste dans la vivacité du dialogue , suffirent pour éclaircir le texte , et pour éviter au lecteur des recherches sur notre ancien langage.
La partie typographique est très-soignée, et c'est assez en faire l'éloge que de dire qu'on a employé les beaux caractères stéréotypes de l'édition du Racine, in-8.°.
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