‹ Le prisonnier de Newgate, drame en cinq actes et en versChapitre 10 sur 85 · LES PRECEDEES, W ALFRED · texte numérisé non relu

LES PRECEDEES, W ALFRED

PADERBONN, Tu vois l'ami qui me défend,

(à'fp'alfred.)

Ton agitation donne peu d'espérance* Walfred , que m'apprends-tu ?

WALFRED.

Reprends ton assurance \ L'honneur, la vérité te prêtent leur appui— Il faut nous préparer ; on te juge aujourd'hui,

PADERBONN.

Le sursis?

Impossible , et la loi le refuse.

MURRAY

On le juge aujourd'hui?

WALFRED , à Paderbonn.

L'imposture t'accuse.*;.

PADERBONN.

J'ai vécu sans reproche , et j'éprouve pourtant

Que le soupçon d'un crime afflige l'innocent.

WALFRED.

N'altère point la paix cjue la vertu nous donne ; Méprise les soupçons , ils n'épargnent personne.

PADERBONN.

Je les trouve cruels, quand leur profonde erreur Vient d'un ami trop faible empoisonner le cœur. Honteux de voir le monde avec les yeux du sage , Fitgam des préjugés accepta l'esclavage, Leur soumit sa raison , et jusqu'à l'amitié.... Ton oncle est à mon sort fidèle par pitié.

MURRAY

Il fut dans Edimbourg votre ami dès l'enfance.

PADERBONN.

On m'accuse!... Il hésite à prendre ma défense;

I<!.t si la calomnie aujourd'hui triomphait,

Il suivrait le vulgaire , et me condamnerait. •

MURRAY

Vous jugez mal $on cœur.

Non , je lui rends justice.

Il est bon.

MURRAY

Vous voulez qu'un ami s'avilisse Jusqu'à vous condamner !

WALFRED.

Fitgam est généreux ; Le préjugé l'aveugle ; il est bien malheureux. Je suis sûr de ta cause , et fier de la défendre.

MURRAY

On vient.

PADERBONN.

Fitgam !

Page 1