SCENE VI
PADERBONN, FITGAM.
PADERBONN.
Eh! bien, vous vous taisez, Fitgam ; le préjugé Vous rendrait-il cruel? Vous m'avez affligé, Mon ami ; ce n'est pas votre cœur que j'accuse: Le monde vous entraîne , et même il vous excuse ,
Je le sens ; vous voyez avec des yeux d'effroi
Un homme condamné. Mais cet homme , c'est moi ,
Votre ami. Vous rendez la vertu bien amère.
On cesse d'être humain quand on est trop sévère.
FITGAM.
Mon âme , toujours ferme, eut toujours à souffrir.
Je préfère un cœur faible ; il se laisse attendrir.
FITGAM.
Que voulez- vous ?
PADERBONN.
Fitgam a rempli sa parole.
FITGAM.
Parlez.
PADERBONN.
Pour vos sermens , ce respect me console ,
Et, j'en suis assuré, vous les remplirez tous ;
Ma fille de vos mains recevra son époux.
Votre neveu...
FITGAM.
Murray !
PADERBONN.
Vous hésitez ?
FITGAM
Ma vie
Quarante ans fut sans tache...
PADERBONN.
Eh bien?
Je sacrifie , Si Ton peut vous sauver, mon crédit et mes biens... Mais c'est, vous le savez, à l'honneur que je tiens. PADERBONN.
Dites aux préjugés... Quelle est votre réponse?