SCENE ^X
PÂBERBONN, JOHNSTON.
Quel arrêt !
PADERRONN.
Mon ami , vous pleurez !
JOHNSTON
Oui, je. pleure, Et je voudrais pouvoir m'en aller tout à l'heure... Voir mener à la mort un homme que j'aimais!
PADERRONN*
Jonhston, mon cher Johnston ■ ne m'oubliez jamais!
JOHNSTON
Jamais !
( il va pour sortir , Paderbonn le retient. ) PADERBONN.
Restez.... restez : j'ai besoin de ces larmes; Pour les infortunés leur aspect a des charmes. Elles disent : « Il est encor quelques bons cœurs. »
JOHNSTON
Puis- je vous consoler?
PADERBONN.
Vous le pouvez. Je meurs ; Ce moment est l'effroi de l'humaine faiblesse :
Si par quelque action empreinte de bassesse , Je pouvais aujourd'hui racheter mon trépas; Dites, que pensez- vous?
Vous ne le feriez pas»
Aussi demandez-moi tout ce que je puis faire.! Je le ferai!
PADERBONN.
Johnston ! vous le ferez?
JOHNSTON
J'espère , Que vous ne voudrez rien qui blesse mon devoir ,
PADERBONN.
Ilien.
JOHNSTON
Avec un bon cœur , j'ai fort peu de pouvoir;
PADERBONN.
Vous montrez chaque jour que vous êtes sensible;
JOHNSTON
Le suis-je trop pour vous? Ah! s'il m'était possible.;: Du moins c'est malgré moi que je refuserai.
PADERBONN.
Johnston.
JOHNSTON
Parlez.
PADERBONN.
Ma fille est promise à Murray.
JOHNSTON
Je le sais.
Les unir est toute mon envieJ
JOHNSTON
[1 faut les marier.