ACTE II, SCENE X
PADERBONN.
Ce jour finit ma vie , Et pour serrer ses nœuds
JOHNSTON
Mariez-les ce soir.
PADERBONN.
J'en ai pris le dessein.... Vous êtes mon espoir.
JOHNSTON
Moi?
PADERBONN.
Vous. Dans votre cœur si la pitié l'emporte , Ils sont heureux.
JOHNSTON
Comment ?
PADERBONN.
Mais il faut que je sorte»
JOHNSTON
Quoi ? vous me demandez de sortir de prison ?
Pour revenir demain*
JOHNSTON
Vous ?
PADERBONN.
D'une trahison , Vous en êtes certain , je ne suis point capable,
JOHNSTON
Il est vrai, j'en suis sûr... mais je suis responsable* Et si par accident vous ne reveniez plus. Ma foi!
PADERBONN.
Vous supposez
JOHNSTON
Nous serions tous perdus ; Et, sans rien supposer , je dois
PADERBONN.
Vous êtes frère...:
JOHNSTON
La loi condamne à mort.
Sans doute , elle est sévère.
Ma parole est sacrée.
JOHNSTON
Et le danger?
PADERBONN.
N'est rien:
Je reviendrai.
JOHNSTON, rêveur.
Je crois que je trouve un moyen:
Du meilleur de mon âme ici je vous le donne , Et tout peut s'arranger, sans exposer personne,
PADERBONN.
Un moyen? Quel est-il?
JOHNSTON
Vous voulez, cette nuit, Marier votre fdle?
PADERBONN.
Eh! bien?
JOHNSTON
Ici , sans bruit On pourrait , à l'instant, faire ce mariag<\
PADKRBOKN.
Sans sortir?... Impossible.
JOflNSTO*.
Eh ! pourquoi? Je m'engage