SCÈNE PREMIÈRE
JOHNSTON , sortant de la chambre de Paderbonn.
V>«e pauvre Paderbonn ! Je le plains... Mais qu'y faire?
C'est tout ce que je puis. J'ai , comme à l'ordinaire,
Fait chez lui ce matin ma visite d'ami ,
Et j'ai voulu savoir s'il avait bien dormi.
Tout honnête homme dort... J'en juge par moi-même...
Je ne puis m'expliquer pour quel motif je l'aime L.
Si tous les prisonniers pouvaient lui ressembler,
Je les laisserais tous , je crois , venir, aller :
Il est toujours cruel de leur fermer la port*1.
Si l'on vient en prison , j'aime que l'on en sorte;
Et les jours de bonheur pour les honnêtes gens
Sont ceux où la jusiice absout les innocens.
Mais pour jes plaindre alors les juges en sont quittes.
Morbleu!... Déjà si tard? c'est l heure des visites:
^&LE DE MîfJtâi
rciiief
uvts - Arc
Allons , cette heure-là rpe fait toujours plaisir ; L'aspect des malheureux ne saurait m'endurcir, Et pour les soulager j'aurai toujours une âme. Je me gène pourtant a cause de ma femme ; Il faudrait quereller et le jour et la nuit..* Quelqu'un ? Monsieur Murray !