PADERBONN, JOHNSTON , LE SHERIF
MISTRISS JOHNSTON
PADERBONN.
Me voici.
( II rend la clef à Johnston. )
Je te l'avais promis, et F honneur me ramène. Ma prière était juste et n'a point été vaine. Dieu ! tu l'as entendue , et je meurs sans rougir,
JOHNSTON
Ne t'avais-je pas dit qu'il allait revenir? Morbleu ! je sais toujours à qui je me confie.
PADERBONN.
Ah f la honte deux fois m'aurait ôté la vie.
Johnston , la violence a retenu mes pas :
Mes amis me trompaient , vous marchiez au trépas!
JOHNSTON
Vous voyez que l'on juge au moins sans savoir comme. Direz-vous à présent quiln'estpas honnête homme?
MISTRISS JOHNSTON
Plus que je n'aurais cru.
JOHNSTON, au Shérif
Vous êtes étonné?
LE SHERIF
Je l'admire,
PADERBONN , souriant.
Johnston , vous m'avez pardonné^
JOHNSTON
Je vous pleure Avez -vous marié votre fille?
PADERBONN.
N'oubliez pas demain daller voir ma famille.
LE SHERIF
Je ne puis le sauver, monsieur
PADERBONN.
Je vous entends..
{A Johnston. )
Quand vous verrez Clara , montrez lui vos enfans..- Johnston, embrasse-moi.
LE SHERIF
Quelle rigueur cruelle !
PADERBONN.
Tu la verras Dis-lui que j'ai pleuré sur elle*
Marchons.