LES LOIS DK TOUTE VIR
Nutrition, expansion, reprodoctinn : partout l'activité; nulle part l'inertie, nulle part la complète co!ieen4r.tli(»n en soi et pour soi, le pur rainas>emenl, si je puis dire, le pur repliement sur soi et en soi.
Pour-jUdi ne serait-ce pas, exceptis excipien^ dis, la loi de toute vie? Nous trouverons, en considérant la vie ailleurs, bien des complications, et par suite il y aura lieu d'apporter à la lui des jïioditirations et des restrictions. C'est à prévoir. Ne serait-il pas insensé, étant encore à ce début de nos recherches et ne considérant que les humbles commencements de la vie, de prétendre découvrir dès l'abord des lois qui se pussent appliquer à tout sans se moditier? La plus simple expérience nous apprend que les lois élémentaires ou fondamentales se nîodilient à mesure que l'on passe dans une sphère plus haute. C'est ainsi que je donne à la loi de la pe>anteur une sorte de démenti quand je retiens l'objet que son poids entnnnerait. Mais qui ne sait que la loi de la pesanteur demeure néamnoiiis dans son ample et fondamentale généralité?
J'entrevois un lien d'analogie entre tous les êtres. Je ne suis pas en état de rien afiirmer
encore. Mais je me garde de m*interdîre ces visées. Autant la méthode exige que Ton se retienne pour ne rien affirmer prématurément, autant il est bon de savoir regarder au loin et entrevoir les grands horizons. Pourquoi les lois fondamentales de la vie ne seraient-elles pas partout les mêmes? Pourquoi ne retrouverionsnous pas dans d'autres sphères, avec des modifications indispensables, ces termes qui nous frappent : acquérir, dépenser, entretenir, produire, engendrer? Et pourquoi n'y aurait-il pas lieu de dire partout que jouir n'est jamais que l'accompagnement?
Essayons une première vérification des loii entrevues. La vie intellectuelle est bien différente de la vie physiologique, et elle nous est familière. Étudions-la. Voyous comment procède rintelligence.
C'est une nécessité pour elle de recevoir et d'acquérir. H peut bien y avoir des théories ambitieuses qui attribuent à l'esprit humain une puissance quasi créatrice. Mais les faits nous montrent l'intelligence indispensablement assujettie à recevoir ce qui lui est donné. Les données de la connaissance peuvent être oubliées, mé-