‹ Le prix de vertuChapitre 9 sur 13 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MADAME DELA BRANCHE, MADAMP^LEGRAND puis LAURIER et GOLLINET.

MADAME DE LA BR ANC HE, venant de gaucke.

J'étouffe de colère !

MADAME LEGRAND

Il s'est moqué de nous, ce raté.

MADAME DE LA BRANCHE

Oh! oui, raté I... Les Rosseries neuves sont d'une faiblesse, d'une fadeur I

MADAME LEGRAND

Et ses Brunies opaques, donc ! Enfantines ! Mon mari lui-même a compris tout de suite.

MADAME DE LA BRANCHE

A la fin, ils m'ennuient, les messieurs de la Vérité nue !

MADAME LEGRAND

Et moi, les messieurs brumeux.

MADAME DE LA BRANCHE

Je sais ce qu'il me reste à faire.

MADAME LEGRAND

Quoi ?

MADAME DE LA BRANCHE

Je vais renouveler ma troupe d'invités.

MADAME LEGRAND

Moi aussi !

MADAME DE LA BRANCHE

Voulez-vous changer ?

MADAME LEGRAND

Changer?

MADAME DE LA BRANCHE

En passant de l'une chez l'autre, ils nous permettront au moins d'avoir du neuf dans nos salons, c'est tout ce que nous voulons au fond.

MADAME LEGRAND

Oui, ils m'ennuient tous; moi je n'aime que les livres où on parle de modes !

MADAME DE LA BRANCHE

Ces messieurs reviennent !

Paraissent à droite Laurier et Collinet. GOLLINET.

Mille remerciements pour cette faveur... vraiment... Madame de laBranche et madame Legrand I

MADAME DE LA B R A XGHE, froidement à Laurier.

Mon cher maître, nous avons réfléchi, ne tenez aucun compte de ma recommandation!

MADAME LEGRAND

Ni de la mienne !

MADAME DE LA BRANCHE

Je ne m'intéresse plus qu'à Lamartine 1

MADAME LEGRAND

Et moi à Bossuet !

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