Albbutls m. Elenchor., lib. I, tract. V, cap. VI
à-dire à la définition, au genre, au propre ou à l'accident. Il s'ensuit que la méthode dialectique embrasse toutes les questions possibles. Si le cas proposé concerne l'homme ou l'animal, il répond au prédicament de substance : qiiid sid dicit et suhslantiam signifient *. Il relève par le fait même du lieu qui est la définition. Si maintenant le sujet proposé est le blanc, ou la couleur, il regarde le prédicament de qualité : quid sit dicit et quale signifient. Il se rapporte donc au procédé général d'argumentation à suivre en matière à' accident. Nous avons ainsi dans les prédicaments toute la matière des discussions dialectiques : et nous en avons les formes diverses dans les quatre problèmes généraux de la Topique. Tels sont les éléments fondamentaux de la dialectique aristotélicienne : Hsec tôt sunt de quibus et ex qiiibus omnes disputationes instituuntur. Ils ne doivent jamais être dissociés, si l'on ne veut pas se heurter à des difficultés insurmontables, à des confusions sans issue dans la lecture du livre des Topiques.
On remarquera ensuite que l'argumentation dialectique se renferme strictement quant aux moyens qu'elle met en œuvre dans les limites du probable. Son œuvre propre consiste à rechercher ce qui convient à un sujet à titre d'accident ou de propre etc.. En d'autres termes, elle envisage ce même sujet sous un angle ou un aspect commun. Sous ce rapport, elle distingue nettement de la science. Ensuite, elle ne met pas en avant pour ses démonstrations les causes proprement dites mais plutôt des signes, des vraisemblances. C'est encore là un point