‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 59 sur 162 · Albertus m. Topicor. Ub. I, tract · texte numérisé non relu

Albertus m. Topicor. Ub. I, tract

peuvent se poser, sont donc bien déterminés quant au nombre et à la qualité : ils répondent exactement aux modes d'inhérence que nous venons d'énumérer. Or la dialectique indique la marche à suivre pour résoudre chacun de ces problèmes. Ainsi elle nous fournit une méthode pour reconnaître ou prouver ce qui appartient ou n'appartient pas à un sujet, à titre d'accident, de propre ou de déjinition : circa sabjectum quserit quid insit ut gémis, quid ut accidens ' etc. Nous avons ainsi un procédé rationnel de principes applicables à la discussion des problèmes dialectiques de tout genre. Quant à expliquer ce que peut être ce procédé pour chacune de ces questions générales, on comprendra que ce n'est pas notre affaire ici. C'est un sujet qui comprend la plus grande partie du livre des Topiques. Nous ajouterons cependant quelques remarques qui nous permettront de nous faire une idée plus complète du travail dialectique.

Comme le fait observer Aristote lui-même le problème dialectique ne porte pas sur Vaccident, le genre, la définition considérés comme éléments logiques et abstraits ; non, sous ce rapport ils ne sont pas en cause. On veut dire seulement que les propositions et les problèmes auxquels les réalités prédicamentales donnent lieu, posent une question d'inhérence, laquelle se rattache nécessairement à l'une des classes susdites et devra, par conséquent, être traitée selon la méthode générale de cette classe. En effet, toute réalité est comprise dans les dix prédicaments : et tout prédicament se trouve relié à son tour, à l'une ou l'autre des catégories dialectiques, c'est-

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