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collaborer à la ruine du payÿs. Il en a usé assez largement.
Enfin la dernière innovation de la Constitution Nouvelle avait trait à la question des langues. La langue allemande est devenue l’égale de la langue tchèque devantlestribunaux et tous les magistrats. Pendant le xvim® siècle cette égalité s'est transformée en une prédominance de la langue allemande et la langue tchèque n’est plus ëemployée que dans quelques actes solennels et dans quelques formules devant le tribunal du pays et devant la Diète, Pour le reste, le droit de Bohême demeurait en substance le même.
D’après la Constitution Nouvelle, la Chancellerie tchèque représentail, comme dans le passé, l’unité et l'indépendance administrative et législative de la couronne de Saint-Venceslas. Elle seule négociait au nom de cette couronne avec les autres parties de la Monarchie. Toutes les lois et toutes les ordonnances étaient proclamées par l'intermédiaire de cette Chancellerie. Les administrations locales, chargées d'exécuter les lois, dépendaienl uniquement d'elle. Elle était la Cour d’appel suprême et rendait publiques toutes les résolutions du roi concernant les sentences. Ainsi ses pouvoirs sont très étendus, elle est comme un ministère indépendant pour la Bohême demeurant auprès du roi ; elle est l'expression manifeste de l'indépendance du pays vis-à-vis de Vienne. Les autres privilèges et droits concernant l'indépendance de l'Etat de Bohême, la communauté de troispays dela couronne de Saint-Venceslas, les rapports mutuels entre ces pays
ainsi que tous leurs organes communs, les rapports entre la
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Bohème et les aûtres parties de la Monarchie, entre elle et le Saint-Empire Romain, tout celaest resté sans changement. Ilest vrai que les germes de la centralisation ont été favorisés par l’établissement de l’absolutisme et le chemin vers V’unité tout préparé. Mais en théorie la situation restait toujours la même. La Diète avait ses anciens droits constitutionnels, amoindris, il est vrai, mais au fond les mêmes qu'auparavant : le Parlement général de tous les pays de la couronne de Saint-Venceslas, composé des représentants de toutes ces parties dela couronne, demeurait toujours un organe constitutionnel, un signe visible de la communauté de ces pays entre eux. Il importe peu que les droits des Etats aient été amoindris dans une large mesure. La Bohême est
restée telle qu’elle était avant 1627.