‹ Le Problème Autrichien et la Question tchèqueChapitre 20 sur 57 · RES AL · texte numérisé non relu

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par l’échec de la famille autrichienne dans ses tentatives pour s'assurer la succession en Espagne. La politique de Louis XIV triompha, son prestige en Europe allait toujours croissant et les Habsbourgs perdirent peu à peu l'influence politique à mesure que celle de Louis XIV grandissait. En outre, le péril turc subsistail toujours et, à certains moments, il était plus menaçant que jamais. Les Habsbourgs ayant perdu leur appui en Espagne, voyant un nouvei Etat prussien seformer dans leur voisinage, considérant surtout le manque d'unité dans leur monarchie, durent renoncer à leur ancienne politique européenne.

Charles V{, le dernier héritier masculin de la famille, redoutant le sort de la succession espagnole pour | l'Autriche, fit tout son possible pour arracher à ses peuples et aux Elats étrangers la Pragmatique Sanction, qui devait servir désormais de trait d'union aux pays héréditaires et créer une homogénéité quelconque, ne fût-ce qu'artificielle, entre les diverses parties de la monarchie. Toute sa politique étrangère ne visait que la reconnaissance par les Etats étrangers de cet acte purement dynastique, qui n’était en fin de compte que la question du droit public intérieur et n'avait rien à faire avec les Etats étrangers. Les événements postérieurs l'ont montré suffisamment et ont rendu vains tous les sacrifices de Charles VI.

Ainsi les Habsbourgs ont été forcés d'abandonner leur politique européenne pour une politique exclusivement autrichienne. Pour Marie-Thérèse il ne s’agissait plus d’exercer une

influence dans la politique européenne, mais seulement de dé-

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