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décesseur. Maïs les Etats tchèques rejetèrent purement et simplement toute cette argumentation et affirmèrent hautement leur droit exclusif d’élire en toute indépendance, suivant leur propre volonté, le nouveau roi, ce qui était seul conforme à la Ha E SL et aux traditions.
Néanmoins Ferdinand ne voulw pas que cette convention de son grand-père et surtout son mariage avec la fille de l’ancien roi restât inutilisée. Il en voulut faire à tout prix un droit, son droit de famille, pour s’en servir en vue des intérêts dynastiques. Profitant de la révolte indécise des Etats protestants tehèques, il les priva non seulement de quelques droits à son profit personnel, mais il en tira parti pour affirmer l’indépendance de sa famille vis-à-vis des Etats dans la question de la succession à la couronne. En 1345, il fit publier un revers, dans lequel il déclara, que la couronne royale de Bohême était passée après la mort de Louis Jagello de plein droit à sa sœur Anne, femme de Ferdinand d’Habsbourg, en sorte que lui était héritier légitime de l’ancien roi et que c’est comme tel que les Etats tchèques l'avaient élu comme leur roi.
Après la défaite des Etats protestants tchèques, le roi les contraignit d’accepter cette déclaration qui marquait le premier pas vers la consolidation du pouvoir des Habsbourgs en Bohême. On verra encore comment les Habsbourgs ont réussi plus tard, par la Constitution Nouvelle en 1627 et par la Pragmatique Sanction en 1713, à assurer complètement à leur famille la domination en
Bohême.
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Pour s'assurer le plus grand pouvoir dans les affaires intétieures du pays, l'action de Ferdinand était tout aussi déci-, sive ; pour avoir plus d'influence dans les affaires législatives et administratives, il employait une méthode admirablement perspicace et infaillible avec le sens d’un politicien extrêmement habile. Sans doute, le roi a bien fait de s’opposer à la toute puissance de la noblesse et d'arrêter ainsi le pays dans sa marche vers l'abime, comme on l’a vu en Pologne. Il s'assura le droit de convoquer la Diète et les cercles, ainsi que le droit de sanction pour toutes les lois concernant les droits publics et votées par les Etats. Il s’est fait attribuer la compétence dans quelques affaires qui appartenaient auparavant aux Etats. Par tous ces procédés il a amené dans le rapport des pouvoirs publics une situation très satisfaisante : un pouvoir était limité par l’autre, le pouvoir des Etats par celui du roi. C’était un progrès considérable, car les deux éléments prépondérants dans l’Etat se contrôlaient l’un l’autre, ils perdaient leur indépendance l'un vis-à-vis de l’autre, et cette communauté allait toujours croissant, ce qui ne pouvait avoir lieu qu’au profit du peuple. Ainsi un élément de la théorie politique moderne s'est glissé peu à peu dans cette constitution féodale.
Mais en agissant ainsi, le roi ne poursuivait que son but personnel. On l’a vu après Ja révolte des Etats en 1647. Il n'avait nullement l'intention de limiter le pouvoir des Etats pour affranchir la population et en augmenter les droits ; il n’a voulu que consolider le sien aux dépens des Etats. Après
la révolte en 1647, il s’efforça surtout de réduire à néant les