‹ Le problème cosmologiqueChapitre 5 sur 12 · SI · texte numérisé non relu

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la cause (lu retour invariable de cet ciiseniWc de propriétés caractéristiques, toujours déterminéinent attachées à telle substance particulière. Expliquer la récurrence des espèces chimiques, considérées au point de vue de l'espèce et du nombre d'atomes qu'elles renferment, ce n'est pas encore justifier le retour de ces caractères physiques; car, dans la théorie , le mouvement destiné à enchaîner les masses atomiques ne saurait avoir de liaison naturelle avec les multiples mouvements qui constitueraient ces propriétés. Le premier l'ait fût-il justifié, il resterait encore à rendre compte de cette connexion constante. Les difficultés soulevées à ce sujet contre le mécanisme sur le terrain de la chimie viennent donc s'accentuer ici.

Le principe de la ronservation de l'énergie. Il nous reste à examiner un principe que la physique moderne place au premier rang de ses découvertes : le principe de la conservation de l'énergie. Inutile d'entrer dans les détails auxquels donne lieu son exposé scientifique. Qu'il nous suffise d'en comprendre le sens, afin de pouvoir le mettre en regard de la théorie atomique (1).

(1) NoM.s conserverons à ce principe sa physionomie originelle et lo .sens que lui donnent les partisans ilu mécanisme, afin de montrer comment la tliôorio atomique se mot elle-même eu diisacconl avec ses propres principes; mais nous n'avons nullement l'intention do nous déclarer les partisans dos idées des mécanistes touchant les causes d'activité des êtres matériels, ou d'attribuer toute l'énergie soit au mouvement .soit II la simple position des masses.

L'énergie . en général , désigne en mécanique l'ensemble des causes qui, dans un système matériel, sont aptes à produire des effets mécaniques. Mais les corps de la nature peuvent être doués d'énergie soit qu'on les considère en repos, soit qu'on les considère en mouvement.

La puissance que possède un corps en mouvement de déterminer un effet mécanique, se désigne sous le nom d'énergie actuelle.

Celle que possède un corps même en repos, à raison de la position qu'il occupe, s'appelle énergie potentielle ou de position (1).

Si, par exemple, on suspend un poids à la hauteur de 5 mètres, ce poids, quoique immobile, est doué d'une véritable énergie. Brisez en effet les liens qui le retiennent, aussitôt vous le verrez tomber, et, par sa chute, déterminer le mouvement d'une machine, écraser les objets qu'il rencontre sur son passage, s'enfoncer dans le sol qui l'arrête. Il existait dans ce corps en repos une véritable énergie de position.

Mais pendant l'acte de la chute le corps en mouvement possède une autre énergie, c'est l'énergie en action ou actuelle (2).

A mesure qu'il s'éloigne de sa position d'équilibre et qu'il se rapproche du sol, l'énergie potentielle diminue, mais l'énergie actuelle augmente proportionnellement. Ces deux quantités peuvent varier, se substituer l'une à l'autre, mais tandis que l'une

(Il .IdiiHVct. lutiniluctiiiu l'i la théorie de l'énergie, p. 85.

(2) T\ uilall. La chaleur comme mode de mouvement, p. 129.

(lirninno, l'autre frafrnc exactement co que la promiiTC a pcrtiu. Far le fait de cette substitution ('(luivalento, la somme dos deux énerfrics. lactucllc et la iiotontielle, ou énerr/ic totale, reste donc constante , pourvu qu'il n'intervienne aucune force extérieure au système de corps qu'on examine. Cette proposition a fecu en nK'cani(|uo le nom do - principe de la conservation de l'énerfric - |li.

(1) Nous tyoutons ici quelques cititails pour ceux «le nos lecteurs qui voudraient avoir une connaissance plus complète île cette loi :

La vitesse d'un corps en niouveiuenl. c'est la longueur que parcourt ce corps pendant l'unito du temps.

On appelle f^ifce, en mécani(|ue, toute cause qui produit ou tend :i produire un mouvement ou une modilicatiou de mouvement.

La musse d'un corps, c'est la quantité de matière que ce corps renferme, évaluée par sa quantité d'inertie, c'est-à-dire par la résistance que le corps oppose k un mouvement dctertiiiné.

Le Irarail d'une force, c'est le produit de l'intensité de la force par le chemin que parcourt son poiat d'application lorsqu'il est déplacé suivant la direction de Ja force.

Iai force rice : L'intensité d'une fnrce(F) dé|)eud du pi*oduit de la masse (ni) qu'elle met eu nmuvement, multiplié par la vite.-ise (v) qu'elle lui communii|ue. D'où F = mv. Le chemin parcouru (e> par une masse (m) partant du repos et soumise à une force ^F) durant un certain temps est

égal il la moitié de la vitesse acquise par cette masse. D'oùe:=-— ^ Le travail de la force F est donc égal li F X e = rav X-^="^, Cette expression '— désigne la force vive du point m.

Principe do la conservation de l'énergie totale :

Si l'on admet (|ue les actions réciproques de deux particules matérielles sont mesurées ])ar le produit des masses multiplié par une l'onction inconnue do leur distance, le principe de la ciuiservation de l'énergie, dans un système donne, considéré à deux moments difléreuts, peut s'énoncer de la manière suivante :

(vH^ + n) — (2^' + |I„) = V r Fe.

V '"" représente la somme des fiirces vives des particules du système matériel considéré A l'époque finale; 1 1 est une fonction de la position lies points matériels à cette même époque.

Or, n'est-il pas étrange que sur ce terrain spécialement favorable au mécanisme, cette théorie vienne se heurter au principe qui semljle devoir lui servir d'appui?

S'il n'y a dans l'Univers matériel que deux réalités distinctes : la masse inerte et le mouvement local qui lui communique son activité; si les forces de pesanteur, de gravitation et d'attraction relèvent comme le dit M. Saigey (1) du simple ébranlement de l'éther par les corps pesants, ou, selon le P. Secchi(2), de la rupture d'équilibre de l'éther due à l'inégale diffusion de ce corps dans l'espace, où trouver une place pour cette forme tranquille d'énergie qu'on appelle potentielle? Evidemment, seule l'énergie actuelle sera mise en ligne de compte contrairement aux exigences du principe énoncé. Cependant, répétons-le, ce qu'il exige ce n'est pofnt la conservation de la quantité actuelle de mouvement, mais

y "^^" représente la somme des forces vifes possédées par le système

à l'époque initiale; n„ est une fonction de la position initiale des particules de ce même système.

2 r Fe est la somme des travaux des forces extérieures qui agissent sur le système durant le temps qui s'écoule entre les deux époques.

n s'appelle l'énergie potentielle.

mv* s'appelle l'énergie actuelle.

La somme de ces deux énergies s'appelle l'énergie totale.

Comme le montre la formule donnée plus haut, la somme des travaux des forces extérieures agissant sur un système, est donc égale à la variation de l'énergie totale de ce système.

Par conséquent, dans le cas où aucune force extérieure ne vient modifier l'énergie d'un système déterminé, celui-ci, laissé à lui même, conserre toujours la même énergie totale.

(1) La physique moderne, p. 145.

(2) Unité des forces physiques, p. 533.

celle de l'énergie totale qui implique clairement que la tension puisse se substituer au inouvcuient. En d'autres termes, il suppose qu'indt-pcndamment de tout mouvement, les corps peuvent posséder, à raison de leur position, une véritable énerp;ie (1). Aprc'S avoir suivi le mécanisme sur le terrain des faits, il nous est ainsi donné de le voir en opposition avec lui-même et de constater une fois de plus que l'entbonsiasme avec lequel on se livre à la défense d'une théorie n'est pas toujours le critérium de sa valeur scientifique ou de la logique de ses principes. Mais le mécanisme se trouvecncorc soumis à d'autres conditions. Comme toute théorie qui prétend à la vérité, il doit se concilier avec les données certaines des autres sciences, quel que soit leur domaine. Nous examinerons donc dans l'article suivant si la critique philosophifiuc (hi système lui est plus avantageuse.

Art. III. Le Mécanisme au point de vue

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