Les sortes de coton actuellement cultivées au Togo sont
Le « Gossypium Barbadense », dite « Togo Sea Island » parfaitement acclimaté et réussissant fort bien au double point de vue du rendement et qualité de la fibre.
Le «Gossypium Hirsutum » à graines vêtues et se cultivant en plantation annuelle.
Incidemment, le « Gossypium Neglectum » dont la culture fut abandonnée vers 1910, cette espèce ayant rapidement dégénéré par suite de son peu de résistance aux maladies,
lité et de ne laisser sortir que les produits de vente certaine.
Un groupement d’industriels du textile a créé en 1923 un Comité du coton, qui constitua un syndicat d’études pour la culture du coton au Togo-Dahomey. Ce syndicat, à la suite d’une mission dirigée par M. Ajam, ingénieur en chef des cultures en A. O.F. durant l’année 1924, a créé la Compagnie cotonnière ouest-africaine, « la Cotoa » au capital initial de 5.000.000.
Le programme est basé sur la collaboration de la société avec les indigènes, mais les moyens primitifs qu’ils ont employés jusqu'ici et dont le rendement est naturellement très faible feront place aux machines de motoculture de la compagnie qui effectueront les travaux les plus pénibles : labours, binages, etc... En échange, la société recevra comme rémunération la moitié de la récolte. D'autre part, l'Administration mettra à la disposition .des indigènes des graines sélectionnées.
Pour exécuter ce programme, il est prévu que l’on organisera quatre fermes cotonnières, qui serviront de centres de production et autour desquelles rayonneront les exploitations indigènes. Ces fermes n'auront pas comme objet principal la production du coton, mais celle de graines spécialement triées. De plus, elles serviront en quelque sorte d’écoles pour les apprentis indigènes.
Il a été prévu, en effet : re que l'Administration achèterait, pour les distribuer aux indigènes, les semences sélectionnées par la ferme et cela à des prix variant de 1 franc le kilo les premières années à o fr. 50 par la suite ; 2° que des apprentis agriculteurs seraient reçus dans la ferme aux frais du gouvernement et y suivraient