TRAITÉ DU DOCTEUR MAREY
oies au long cou, qui voyagent en bataille, et des bandes de corbeaux qui regagnent tranquillement leur futaie.
9 Ces études, ces spectacles me sont chers, je l'avoue. Que* d'heureuses impressions resteront sur la rétine et dans le souvenir, que de grands aperçus naîtront, que de remarques Toa fera, surtout si Ton sait profiter des contrastes et des scintillements que le soleil, prêt à se coucher, produit souvent sur les plumes de Foiseau et aussi sur les ailes des insectes. C'est ainsi qu'ont du observer les Cayley, les Huber, les Audubon, les Dubochet, les Macgillivray, les ïessan, les Preschl, les Strauss-Durckeim,les deLucy, lesd'Esterno, les Wenham, etc. »-
Traité du docteur Marey sur le vol des oiseaux.
M. le docteur Marey, membre de l'Institut, qui avait déjà fait de très beaux travaux sur la physiologie expérimentale, a appliqué à l'étude du vol des oiseaux la méthode graphique dite « chronographie » qui a l'avantage de respecter l'intégrité des organes et de n'amener aucun trouble dans la fonction qu'elle sert à étudier. Comme il le dit très bien, avec la chronographie les infiniment petits n'échappent plus aux investigations : on inscrit une vibration du diapason, on en enregistre la durée et les phases et cette durée à son tour sert d'unité pour mesurer les actes rapides. — Le millième de seconde battu par un diapason remplace, dans ces mesures, les lentes oscillations du balancier d'une horloge. La chronographie permet donc de mesurer la durée et les rythmes de certains mouvements compliqués de la locomotion animale : la durée et les phases du coup d'aile d'un oiseau par exemple.
Cette méthode est complétée par l'emploi de la photographie instantanée dont l'idée première est due à l'astronome Janssen qui s'en est servi pour l'observation des éclipses, et qui est le point de départ de l'invention du cinématographe.
En résumé la chronophotographie, qui combine la chronogra-^
Ji) LE PaOBLEME DE LAVIATLOS
phie et La pliotoirraphie ioatantaiiM, a permis à M. ICar^ is di^^^ des expériences moatrant les déformation!^ des ailesv Les ouœ»***ments ixulividuels des rémi^^es^ les variadoos de la viteaie Le 1 oUeaa et la trajectoire des diverses parties de son esrps miL divers instants da coup d*aile.
C'est par cette méthode que le savant protesseura poossé i'Ht^^l loin r[ue possible ce <pie Ton peut appeler la cinématiipBe dji v^û.
11 a très nettement distin^rné et analysé les trais ^nres de ^i:l distiniju^* tI«*iJ* par Duhochet : le vol ramé^ e^esft-^^iire à ail-fs battantes, le vol plané et le v«)I à voile. Dans ces deux demiijerf vols, les ailes déployées ne bougent pas. La diiféreiiiee eiLtre L>fs deux vols résilie en ce ijue, dans le premier cas. Toisean ea Sirjposant qu'il se meuve dans un air calme, doit être animé Xilh* certaine vitesse, soit qu'il la produise par un effort mas^nLiir*,. soit qu'il l'obtienne par la pesanteur en tombant d'une eertaZz.-? hauteur. Dans le troisième cas, le vol à la voile. TocseaiL esS entraîné comme les bateaux sous le vent, et ce sont des coorajLCs ascendants qui procurent à l'animal ailé le point d'appaî et 1& propulsion. Il n'a donc aucun travail à faire, tandis que das.s !•? vol ramé le battement des ailes exige une dépense reLitiveni^-t considérable de korce masculaire.
Cest le vol planée préféré par on grand Membre d'oiscvEL et particulièrement par les oioaettes et les goélands^ qoi doit s«rto«it fixer notre attention^ puisque c*est diaprés le même priaripe«[cie fonctionnent les appareils volatears de la classe des aén^tanes
Expériences de planement oo de glissades
par Lebris, Lilienthal, Pilcher»
les frères Wright, Herring» Avery.
et le capitaine Feri>er.
Ainsi que le raconte le capitaine Ferber dans sa note si intéressante publiée dans la Revue tf Artillerie sous le titre « Les Progrès de l'Aviation depuis iWi par le vol plané », c^est en iS67
EXPEniEXCE^ TtE PLA\EVr\'T Ol HF cn^<Anr>
cpEte Le Bris, or marin qui avait observ» }r vol do ] a)KatT05 dan< ses vovaires . fi:, a Bre^, <ie5 ^««ais arec <ie< ail<*> »ik<;o7 ^r^nHps ponr it porter et partir er cerf-volant, comme Tont lait pins t^r^l d'autres au- je vais siirnaier. Mais relni qni méritr Ir. plarr lo pbsis importante parmi ces ex pé i i mwn tatewrs qui ont eu lo con- Tajre <ie se iancei àans l'espace sot <Ic5 aéropU?ies «ins motem , est saas contredit riiï«r*n»«n* alèewiand Otto Lilienthal qni. flan<
FCC. 6. — irxrÉmiETicE vwmmmxKc, ûMtwTAm ac ti. <:mKHvrf.
le c€Nirs des années 1893 et 1895, parvint ainsi à pflPoetiipr f\o^ glissades d^one grande étendue. Il partait d'une tour mi <i*nn monticale élevé à oet effet et en s'atiandonnant à raction Ap la pesanteur 3 €»fotenait une ritesae suffisante pour porconrir Hnn«^ l'air une distance qui, de 15 mètres au début parvint dîin* U suite à dépasser plus de 100 mètres.
Lilienthal était arrivé à cette conclusion que la question d^ stabilité était tout dans un aéroplane et qiiM fallait la r^«oiulro «Tant dV adjoindre un moteur. Après plut; de 2 0(»r» grliv^pH*** '!«• ce genre il écbooa dans la dernière; ayant mal calrn)^ «/>n «»«^«ot et Taetion du vent, il fit une chute qui lui coi^ta la vîp
Comme le dit le capitaine Ferbrr dans la hrorhurp <:tff p-. cédemment : « L^ Anglais Pîlcher fut le premier continu;.*.' ht *^*^
phie et la photographie instantanée, a permis à M. Marey de faire des expériences montrant les déformations des ailes, les mouvements individuels des rémiges, les variations de la vitesse de Toiseau et la trajectoire des diverses parties de son corps aux divers instants du coup d'aile.
C'est par cette méthode que le savant professeur a poussé aussi loin que possible ce que Ton peut appeler la cinématique du vol.
Il a très nettement distingué et analysé les trois genres de vol distingués déjà par Dubochet : le vol ramé^ c'est-à-dire à ailes battantes, le vol plané et le vol à voile. Dans ces deux derniers vols, les ailes déployées ne bougent pas. La diQ'érence entre les deux vols réside en ce que, dans le premier cas, Toiseau en supposant qu'il se meuve dans un air calme, doit être animé d'une certaine vitesse, soit qu'il la produise par un efl'ort musculaire, soit qu'il l'obtienne par la pesanteur en tombant d'une certaine hauteur. Dans le troisième cas, le vol à la voile, l'oiseau est entraîné comme les bateaux sous le vent, et ce sont des courants ascendants qui procurent à l'animal ailé le point d'appui et la propulsion. Il n'a donc aucun travail à faire, tandis que dans le vol ramé le battement des ailes exige une dépense relativement considérable de force musculaire.
C'est le vol plané, préféré par un grand nombre d'oiseaux et particulièrement par les mouettes et les goélands, qui doit surtout fixer notre attention, puisque c'est d'après le même principe que fonctionnent les appareils volateurs de la classe des aéroplanes
Expériences de planetnent ou de glissades
par Lebris, Lilienthal, Pilcher,
les frères Wright, Herring» Avery,
et le capitaine Perber.
Ainsi que le raconte le capitaine Ferber dans sa note si intéressante publiée dans la Re^ue d^ Artillerie sous le titre « Les Progrès de l'Aviation depuis 1901 par le vol plané », c'est en 1867