FIG. 9. COUPE DU MOTEUR ANTOINETTE
M, manivelle ; W W, bielles ; Z, piston ; P', arbre des cames ; i, poussoir ; R, sou- ;>ape aspiratrice, R', soupape d'échappement; K, prise d'air; i i', carburateur; G, bougie; V, chemise d'eau; S, patte d'attache; P, cuvette; J, échappement.
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Le système construit par M. Farcot et dénommé « aéromoteur » comporte aussi deux séries de cylindres groupés en V. Au fond de chaque cylindre est une soupape unique pour l'admission et Téchappement commandée sans culbuteurs et pro* duisant l^flet de deux soupapes.
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FIG. 10. — TUB DE l'aÉROMOTEUB FiJlGOT.
Le refroidissement des parois du cylindre est opéré par une ventilation énergique et méthodique autour desdites parois. Par suite des dispositions adoptées, M. Farcot nous a dit avoir réduit le poids du moteur à 1 kg. 100 en ordre complet de marche avec allumage, carburateur et appareil de refroidissement des cylindres.
De son côté M. Esnault-Pelterie qui, depuis plusieurs années s'occupe d'aviation et qui a commencé par reproduire les glissades de Lilienthal avec un appareil imité de celui des frères Wright, a compris qu'il fallait sortir des sentiers battus et créer un nouveau moteur à essence de pétrole, particulièrement propre à l'aéronautique. Réunissant à la fois les qualités du savant et le? connaissances techniques de l'ingénieur, il a réussi à construire un moteur sur des principes nouveaux ayant pour but d'arriver à la plus grande légèreté sans diminuer en rien la solidité des
Son idée directrice principale a été de ne jamais faire travailler les pièces du moteur au-dessus du taux de fatigue ou de
résistance admissible, qui est 18 kg. par millimètre carré pour les bons aciers. Or ces taux de travail se trouvent atteints dans nombre de vilebrequins d'automobiles. La voie à suivre pour réaliser un moteur léger et solide n'est donc pas celle qui consisterait à réduire les sections et les moments d'inertie des pièces.