‹ Le problème de l'aviation: sa solution par l'aéroplane; conférence faite le 16 février 1908 auChapitre 32 sur 44 · FIG. 17. AÉROPLANE ESNAULT-PELTERIE. VUE EN PLAN · texte numérisé non relu

FIG. 17. AÉROPLANE ESNAULT-PELTERIE. VUE EN PLAN

cherait plutôt des grands oiseaux planeurs, tel que Talbatros. Enfin, c'est Thirondelle que M. Esnault-Pelterie paraît avoir

FIO. 18. — l'aéroplane ESNAULT-PELTERIE AU DÉPART.

prise comme modèle dans son type d'aéroplane (voir fig. 16, 17, 18, 19, aéroplane Esnault-Pelterie, moteur çt hélice), où Théliee

est placée tout en avant, tandis que le plan arrière articulé ana-

Cliché Roi, FIG. 19. — MOTEUR ET HÉLICE DE l'aÉROPLÀNE ESNAULT-PELTERIE.

logue à la queue de l'oiseau, constitue le gouvernail de profondeur.

Conditions d^équillbre des aéroplanes*

Puisque nous envisageons la question de stabilisation des aéroplanes, il est intéressant de signaler ici le travail de M. J. Rodet sur cet important sujet paru dans la Recrue de Mécanique du 29 février 1908. On y trouve exposés en <juelques lignes les

ÉQUILIBRE DES AÉROPLANES

moyens employés jusqu'ici et quelques cousidérations sur un procédé spécial pour équilibrer un aéroplane. L'aéroplane, dit-il, est équilibré si, à chaque instant pendant sa marche, quelles que puissent être les influences extérieures, le centre de gravité de l'ensemble coïncide avec le centre de pression de la voilure. D'après cette définition, l'équilibre de l'aéroplane sera résolu si, pendant le vol, on parvient à replacer en leur position, par quelque procédé que ce soit, le centre de gravité ou le centre de pression qui en ont été écartés par des influences extérieures.

Cliché Roi.

FIG. 20. — AÉROPLANE DELAGRANCK.

L'équilibre à obtenir est donc double : équilibre longitudinal (dans le sens de la marche) et équilibre latéral. Cfe dernier est généralement atteint par les ailes en V, c'est-à-dire déployées suivant un angle très obtus comme par exemple chez Santos- Dumont, Blériot, etc.; l'équilibre longitudinal donne plus de préoccupations et est de beaucoup le plus important.

Les procédés d'équilibre qui ont été étudiés sont rangés, en deux catégories :

1» L'équilibre humain, nécessitant la présence de l'homme dans l'appareil.

2» L'équilibre automatique, indépendant de la volonté de l'opérateur.

Équilibre humain. — Dans ce cas l'aviateur lui-même déplace soit le centre de gravité de l'appareil par des mouvements

réflexes de son corps, soit le centre de pression en agissant sur des gouvernails mobiles horizontaux placés généralement à Tavant de Paéroplane. Cette façon adoptée^ paratt-il, par les frères Wright, est subordonnée à une éducation longue et difficile de Taviateur. D'autre part, ce dernier est suffisamment préoccupé de son moteur pour qu'il soit très désirable qu'il n'ait plus à se soucier de l'équilibre de son appareil.

Équilibre automatique. — Il est indépendant de la volonté de l'opérateur. On l'obtient soit en agissant sur la position du centre de gravité, soit sur celle du centre de pression : par le

Lliche Roi.

PIG. 22. — ▲ÉROPLÀNE BLÉRIOT.

centre de gravité en plaçant celui-ci très bas au-dessous du plan alaire moyen, ce qui a pour efiet de fournir un puissant couple de rappel lorsque le centre de gravité s'écarte de sa position initiale. Par le centre de pression en combinant des surfaces sustentatrices de façon à provoquer le déplacement du centre de pression vers l'avant du plan alaire moyen. C'est dans ce but que M. A. Penaud a le premier installé à l'arrière de son petit « planophore » une queue horizontale stabilisatrice. L'équilibre automatique peut également être obtenu au moyen de surfaces flexibles.

Mais les véritables procédés sont ceux qui, indépendants Jes effets perturbateurs, donneront une direction fixe daijs l'espace et permettront à l'appareil de se déplacer pour revenir a sa position initiale lorsqu'il s'en sera écarté. Le gyroscope ^t

ÉQUILIBRE DES AÉROPLANES

le pendule donneront peut-être le moyen d'obtenir ce résultat.

Équilibre automatique par le gyroscope, — Le gyroscope possède, on le sait, la curieuse propriété de conserver, dans certaines conditions, son axe de rotation fixe dans l'espace, fixité qui s'oppose énergiquement à tout déplacement de cet axe par des causes extérieures. Un tel appareil a déjà été indiqué et appliqué par plusieurs inventeurs pour supprimer le roulis et le tangage des navires. C'est M. Regnard, ingénieur, qui a suggéré le premier son application à l'aéroplane.

Équilibre automatique par le pendule. — Le pendule semble

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