‹ Le Problème de l'Hérédité des Caractères acquisChapitre 6 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depüis les origines de la science médicale, la notion de l’hérédité à toujours joué un rôle importätit dañs l’étiologie des maladies. Depuis Hippocrate, On à réiiarqué la fréquence avec läquellé une même maladie frappé les parénts et lès enfants. Il s’ést créé dinsi üñe catégotié d’afféctions appeléés héréditaires, familiales, etc.

Etänt donné l’absèénce à peu près complète de données sciéntifiques rigoureuses, ce cadre coniprenait des éléménts extréèmement disparates. Il ne suffit pas, én effèt, de constater la répétition d’une maladie dans üne desceridancé où dans üne famille pour la déclarer héréditaire. Les analogiés du mode de vie, des conditions du milieu, de l'alimentation, du climat, dé là contagion, etc. suffisent pour créer des coïncidences.

L'analyse sérréé dé l’hérédité pathologique a pu être faite lorsque les conditions exactes dé la transmission héréditaire furent connues. La Génétique, sciétice houvelle, mais bâtie sur uné fondation présentant actüellemient toutes lés garanties de solidité, nous pérmiet aujourd'hui uné révision de

l'hérédité morbide. Cette science rencontre beaucoup d’indifférence et même de méfiance dans les milieux médicaux. Une des raisons de cette attitude est sans doute qu’elle n’a pas utilisé l'Homme comme matériel d'observation. Comme Caullery le fait remarquer, l'espèce humaine constitue un médiocre terrain d'observation pour l’étude de l’hérédité. Il y a pour cela de multiples raisons. Il y a tout d’abord le fait que la descendance de l'Homme est peu nombreuse comparativement aux autres animaux. Or, comme nous le verrons, le raisonnement génétique ne peut opérer que sur des quantités d’ordre statistique. IL y a également la lenteur de la reproduction chez l'Homme. Pour observer un grand nombre de générations, l’observateur devrait posséder une longévité exceptionnelle. Les renseignements généalogiques qui pourraient suppléer à l'observation sont touours douteux et ne peuvent avoir la force d’un fait scientifique. Notons enfin que chez l'Homme la paternité ne peut jamais être établie d’une façon absolument certaine.

Toutes ces raisons concourent à ce que l'étude de lhérédité soit basée non pas sur l'observation de lignées humaines mais sur celles d'animaux se reproduisant facilement dans les milieux de laboratoire, ayant une descendance nombreuse et une succession rapide des générations. On sait, à ce

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