PES T'ES
mois d’une annéé à Hatu province de Hava, par fa station gouvernementale de recherches.
Pourcentage d’iode
JanVier Février Mars Avril Mai-Juin Juillet
dans les tiges 0.092 0.167 0.061 0.067 0.147 C.255 0.216 « «frondes 0.081 0.167 0.063 0.060 0.076 0.294 0.294 ‘Août Sept. Oct. Nov: Déc.
0.142 0.267 0.144 0:145 0.099 0.142 0.232 0. 081 0.112 0.097 Mars et Avril les analyses ontété faites sur de jeunes plantes, en Mai sur des vieilles frondes pl tiges.
Récolte du Goémon.— Le goémon est ramassé sur les rochers pendant l’été et séché à l’air sur le rivage. Le goëmon venu épave est aussi utilisé, mais avec un rendement bien inférieur en iode.
Le goémon séché est, ou bien réduit en cendre, ou simplement carbonisé.
La combustion se fait loin des habitatiôns à cause des fumées, on le couvre au cours de la combustion pouf éviter qu’il ne brüle trop rapidement, quelquefois ilest brûlé dans une fosse garnie de pierres ou d’argile, comme en Bretagne.
Si on emploie la cärbonisation, les goémons sont introduits dans un four spécial, sans tirage, l'expérience a démontré que cetié méthode donne de bien meilleurs résultats. Dans la combustion en plein air, on perd en effet beaucoup. d’ iode.
Les cendres et les charbons sont alors lixiviés , et l’iode est extrait de la saumure finale par la méthode de Wol/lastone, utilisée également dans les usines anglaises-et dontla description est faite au chapitre suivant.
Béaucoup de procédés malhonnèêtes sont employés par les pêcheurs dans la vente des cendres auxquelles ils mélangent du sable, du gravier et de la terre , et,comme en Bretagne l’achat deees cendres ne se fait que sur analyse.
Extraction de l’iode dans les Indes
Néerlandaises
Dès 189% on a signalé la présence de quantités importantes d’iode sous forme d’iodure dans les eaux thermales provenant de nombreuses sources à Java, notamment à Soeraboya, Samorang et Cheribou .
Les principales usines sont installées à Soeraboya .
Ce sont : |
l’'Exploitatie Mi,-Kesamben
l'Exploitatie Mij-Malang, les Vereenigde 10odumfabriken, les Nederl-Indische Maotschappi] Voor Chemische Producten.
Les usines productrices d’iodure de ‘potassium sont localisées à Samarang.
Les eaux iodurées sont recueillies dans de grands bassins cimentés où on les traite par l’acide sulfureux et le sulfate de cuivre. Quand l’iodure cuivreux est complètement déposé, on le recueille.
. Les Indes Néerlandaises exportent l’iode à l’état d’iode libre, d’iodure de potassium et d’iodure cuivreux.
Néanmoins cette Industrie n’a pu jusqu'alors prendre une grande extensionen raison du morcellement de la propriété à Java.
L'industrie de l'iode en Amérique.
Bien avant la guerre, l'Amérique, sur les instances du Département de l’Agriculture, s'était inquiétée de rechercher chez elle des sources de potasse nécessaire à sa consommation, potasse qu’elle avait retirée jusqu'alors des immenses gisements allemands de Stassfurt.
C’est alors qu'une exploitation méthodique des grandes algues du Pacifique fut tentée en Californie. Des usines installéès à San-Diego, Santa-Barbara, séchaient et broyaient les laminaires géantes qu’elles livraient ainsi à l'Agriculture.
En 1916 les besoins de potasse créés par la guerre devinrent plus impérieux. Le ministère de l'Agriculture installa une usine à Summerland sur les bords du canal de Santa- Barbara, à proximité de la ligne du Southern pacific railway.
La récolte des algues se fait à l’aide de deux ba-teaux spéciaux munis d'appareils coupeurs travaillant à un mètre de profondeur. Les algues coupées. sont Saisies par un transporteur qui les déverse dans le bateau.
Ce dernier d’une jauge de cent tonnes environ est müû par deux hélices à la vitesse de sept nœuds, ‘il peut récolter vingt cinq à cinquante tonnes d’algues à l’heure. Il est possible de faire deux chargements par Jour et par bateau.
Les algues sont déchargées du bateau directement dans une trémie. Elles passent ensuite sous un couteau circulaire qui les débite en fragments de O0 m. 15 de long, ces fragments sont transportés par une courroie sans fin dans un réservoir de 300 tonnes environ qui dessert les sécheurs.
Ces appareils sont des cylindres d’acier de 15 mètres de long tournant sur eux-mêmes et parcourus, en sens inverse de la marche des algues par un courant d’air chaud.
Cet air chaud est produit dans un four en pièces réfractaires muni de deux brûleurs à huile.
L'air pénètre dans les sécheurs à 800° et en sort à 90°. | Les trois sécheurs sont en communication avec ‘une chambre à poussière en béton et bois aboutissant à une cheminée de bois.
Carbonisation. — Les algues sont ensuite car-
bonisées dans quatre cornues verticales formées