‹ Le Problème de l'Iode: Contribution à l'étude de nouvelles méthodes industrielles d'extraction de l'iode des algues marinesChapitre 11 sur 35 · CT AR · texte numérisé non relu

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d’un cylindre enréfractaire de 0 m. 30 de diamètre intérieur et d’une longueur de 5 à 6 mètres. Elles sont chauffées aux environs de 1000° par un four à air chaud, une température plus basse ne donne qu'un liquide aqueux, goudronneux et des gaz non combustibles. Le charbon obtenu s’extrait mal et ne convient pas pour faire une bonne substance filtrante. C’est pour cette raison que l’on doit chauffer à une température supérieure à 500°, les gaz com bustibles qui se dégagent dans cesconditions sont utilisés pour le chauffage des cornues.

Les algues sèches-provenant du troisième-sécheur sont déversées dans la partie supérieure de la cornue au moyen d’un double entonnoir en forme d'Y dont une des branches sert à l’échappement des gaz de la distillation. |

Le charbon tombe au fur et à mesure de sa formation dans une sorte de trémie placée au bas de chaque ecornue où ilse refroidit. Après pulvérisation on l’envoie au lessivage.

Les gaz sont, à la sortie des cornues, dirigés dans des condenseurs Spéciaux en tôle de fer munis de chicanes, on y obtient :

1° Un goudron composé d'huile et de créosote

2° Des eaux ammoniacales

3° Un gaz combustible

Une partie seulement de la récolte des algues est ainsi distillée, l’autre partie est incinérée dans des cylindres rotatifs d'acier garnis de pièces ré-

fractaires. On utilise la chaleur dégagée en faisant passer les gaz de la combustion à travers les trois cylindres sécheurs.

Lessivage.— Le lessivage se fait dans des cu+ ves et des filtres-presse rotatifs on obtient d’une part un gâteau de charbon et une lessive renfermant tous les sels de potasse et de soude.

Ce gâteau de charbon débarrassé de l’insoluble par l’acide chlorvdrique peut servir d'agent décolorant, Son pouvoir décolorant dépend de la température qui doit être très élevée.

La lessive renferme surtout du chlorure de sodiunr'et du chlorure de potassium dans la proportion de un du premier pour deux du second...

La séparation se fait en utilisant la différence de solubilité de ces sels. On évapore dans le vide jusqu’au point de saturation dechlorure de sodium qui se précipite. Quant au chlorure de potassium il cristallise dans les lessives refroidies. |

Les sels obtenus sont débarrassés de saumure par centrifugation. et séchés dans un sécheur rotatif.

Les léssives résiduaires renferment la’totalité de l’iode.

L'industrie de l'iode en Russie

Dès 1914, la Russie s’est préoccupée de rechercher les moyens de produire chez elle-même, tout ou partie de l’iode nécessaire à sa consommation

DUT, Te

et qui lui venait jusqu'alors du Chili en passant par l’Allemagne AM

Dans la Mer Noire, au milieu du triangle formé par Sébastopol, Odessa et les Bouches du Danube, on trouve à des profondeurs de trente à cinquante mètres, des champs d’une algue rouge qui contient une proportion d’iode considérable, la récolte de cette algue est des plus faciles et son utilisation pour la préparation du métalloïde est très avantageuse.

De même dans la mer d’Azov, une algue de l’espèce phyttophora est très abondante et très riche en iode.

Les cendres de cette algue accuseraient un pourcentage d’iode de 3,8 °/,. A certains endroits -cettealgue formerait de véritables massifs s’étendant à 70 milles marins en longueur sur 40 milles en largeur. Une première expédition eut lieu par des navires de guerre qui parcoururent une distance de 70 à 80 kilomètres rapportant une moisson considérable. |

L’enlèvement de cette algue se fait à l’aide de filets spéciaux qui, d’un seul coup, en font monter de 600 à 1000 kilogs.

Des fours immenses avaient été construits parle \Youvernement impérial à Ekatérinoslaw où devait avoir lieu l’incinération méthodique deces algues.

Tous ces projets furent anéantis. par la révo- Iution.

- L’'Industrie de l'Iode en France

En France huit usines sont actuellement en activité sur les côtes de l’Océan et de la Manche.

Elles sont situées à Audierne, Kerity, Loctudy, le Conquet, Lampaul-Plouarzel, Portsal, l’Aberwrach et Plouescat. Leur production annuelle est de 90 à 100 tonnes dont le 1/4 environ pour la seule usine de Plouescat. Cette usine créée par nousmême en 1919 travaille par nos méthodes. Un certain nombre de stations de carbonisations qui lui permettent de s’approvisionner en matière première dans un rayon dépassant cent kilomètres, sont installées sur la Côte.

Au cours de ces dernières années, : syndicat breton, qui groupait les usines de Bretagne a été dissout. Il s’est reconstitué sous la raison sociale de «Comptoir Industriel breton ». Il comprend les usines d’Audierne, Kerity, Loctudy, Portsal, l’Aberwrach et, depuis 1923, l'usine de Plouescat.

Les espèces d'algues les plus riches en iode sont aussi les plus abondantes sur nos côtes, ce sont les laminaires et plus particulièrement :

1° Laminaria Cloustonii

» Flexicaulis » Saccharina

Les Fucus, moins riches en iode, ont surtout

des emplois agricoles.

Fabrication du salin d’ Aigues marines — La

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